‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 974 sur 997 · LES FILIALES · texte numérisé non relu

LES FILIALES

8i Douai, du simple point de vue judiciaire, fut le chef de cens de plusieurs petits villages des environs ^, il posséda également quatre filiales régionales, toutes comprises d'ailleurs dans ces précédentes agglomérations. En général, chronologiquement, elles furent créées à peu près dans une même période, en 1188. 1205 et 1248. par conséquent en une soixantaine d'années. Leurs natures respectives permettent de les classer en deux groupes distincts et sous un triple rapport. Du côté surtout passif, et d'abord à titre géographique, si toutes se trouvaient aux alentours de la métropole, les trois dérivations nommées à l'époque la plus récente, c'est-à-dire Dechy, Férin et Cantin, n'étaient pas situées à plus de deux lieues de la ville, voisines même mutuellement et par conséquent placées tout à fait dans le territoire douaisien ; Orchies était plus distant, à une vingtaine de kilomètres, dans une région un peu particulière nommée la Pévèle ; puis, du point de vue économique, si toutes les filiales n'avaient guère qu'une valeur rurale, les trois premières devaient former de simples hameaux, la dernière être plus importante ; du côté actif au contraire, les relations entre la métropole et les deux séries de filiales, non seulement comme causes, mais comme résultats, pour les trois villages furent purement juridiques, mais, à l'égard d'Orchies, elles furent générales ou, si l'on veut, sociales.

Ce fut en 1248 qu'à Cantin, le châtelain de Douai et le

L Voy. plus haut 83S-842,

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