D'uni" purt. l'.J. 408 ; do raiitr<>. voy. pi-ilwwu
fl. C'est wrtainfmi'nt U- van pour l"» Uoini-tiroko (l'.J. 830), l«t l'ainmnullie (40.'>, 823), Ica l'iot d'Argent (3UI : Jircueil, n" 308), Icw l'ilatu (804 ; litcuril, n» 307).
s'atténuer beaucoup, et la situation sociale des prêteurs devient extrêmement vague : là comme partout, une sorte de bouleversement s'est produit, et si on constate bien des disparitions, le nouvel état de choses reste indéterminé.
A une époque ou à une autre d'ailleurs, une première règle fondamentale est que jamais les individus qui avancent de l'argent ne sont indiqués, ainsi qu'on le con.statera par exemple pour les Lombards, comme aj-ant une « taule «. un établissement de banque : dans ces conditions, ils agissent sans doute à titre privé. En d'autres termes, leurs prêts, quelle que puisse être leur importance, forment pour eux non pas l'affaire essentielle, mais une affaire parmi plusieurs autres, et eux-mêmes, s'ils sont des prêteurs, ne constituent pas réellement des banquiers.
Les causes même des avances nous sont tout à fait inconnues. L'absence de la moindre indication sur ce point est un autre principe absolu, puisqu'on spécifie tout au plus, et quelquefois seulement, que l'argent a été « preste au grant besoin » de l'emprunteur ^. Le défaut de tout renseignement offre un double inconvénient, parce qu'ainsi, non seulement ces actes perdent infiniment de leur intérêt, mais on peut même se demander s'ils ne se rapportent pas à une dette résultant d'un achat quelconque. Quoique bien souvent, en effet, on indique clairement que l'argent a été « preste », la plupart du temps on se borne à dire que l'emprunteur doit au prêteur une somme déterminée « de boinne debte et loial » et, ajoute-t-on généralement, de « son propre catel » : toutes les suppositions sur son origine sont donc permises. Néanmoins, si cette dette était le résultat d'une opération commerciale, il est plus que probable qu'on l'indiquerait, puisque nous possédons un grand nombre d'exemples de ce genre où cette cause mercantile est nettement spécifiée. En tout cas, bien qu'il ne soit guère douteux qu'il s'agisse de prêts purs et simples, non seulement leurs motifs restent documentai-
rement inconnus, mais il n'est pas moins superflu d'émettre une supposition quelconque à ce sujet.
Les quantités empruntées sont au contraire toujours indiquées et il serait d'ailleurs difficile qu'il en fût autrement. Elles peuvent se grouper en quatre à cinq catégories. Une moitié environ des contrats est relative à des prêts inférieurs à 10 Ib.. dune moyenne de 4 à 8 ; sur le reste, un peu plus d'un tiers varie de 10 à 20 Ib.. un autre do 20 à '^0. le reste oscille entre 30 et 40 surtout, avec quelques avances un peu plus élevées qui atteignent, pour quelques prêts extraordinaires, de 100 à 200 Ib. '. En somme, les emprunts dépassant 30 Ib. sont réellement exceptionnels et la moyenne, qui atteint à peine 10 Ib., paraît être peu élevée. Ces chiffres ne pourraient d'ailleurs fournir de conclusions un peu précises et intéressantes que si l'on connaissait à tous égards le milieu où se concluent les emprunts, leur cause, leur valeur réelle pour les emprunteurs : or. de nouveau, c'est ce qu'on ignore tout à tait et ce qu'il est impossible de conjecturer. On doit se contenter de cette indication générale de l'exiguïté des avances.
\'icnt ensuite la question du remboursement. Jusqu'en 1270 environ, très fréquemment, à peu près ilans une moitié des cas, toute indication à ce sujet fait défaut *. Peut-être faut-il voir là le résultat de deux causes : le caractère assez primitif de ces pièces encore brèves pour la plupart et ne devant prendre tout leur développement (|ue dans le milieu de la seconde moitié du xill'" siècle, ou bien l'exigibilité possible à toute requête des em])nmts en (luestion. coutume qui, nous le verrons, persista dans la suite. On ne .saurait encore préciser. !)(> toutes façons, cette al)sence de système disparut entièrement à partir d'une certaiiu> époque. .Mais en partie avant, puis toujours après, on suivit un double usage dans des proportions d'ailleurs fort différentes et sans qu'on puisse