‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 136 sur 993 · P.J. 307. 40n, 4.%n. MHt · texte numérisé non relu

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expliquer ni quelles raisons spéciales firent, selon les cas, employer l'une ou l'autre méthode ni, comme la plus fréquemment usitée surtout comprenait plusieurs variantes, ce qui fit préférer teUe de leurs formes particulières. Tout dabord et très rarement, le prêt pouvait être rendu « à la volenté, à la semonse » du créancier, c'est-à-dire à tout instant ou dans un petit délai donné, généralement d'une quinzaine de jours après l'avertissement i. En tout cas. le remboursement se faisait en une seule fois. On s'explique assez que, d'une façon générale, ce système ait été très peu usité, en raison de sa rigueur pour l'emprunteur qu'il paraissait mettre trop complètement à la merci du prêteur. Aussi, presque toujours l'échéance était-elle mdiquée.

A vrai dire, c'est exactement sa date extrême qu'on mentionne, car. en apparence tout au moins, on ne paye pas « à ». mais « en dedens de » tel jour : aucune dérogation à ce principe ne .se rencontre.' Mais deux systèmes sont possibles, suivant que. ainsi qu'on le constate d'habitude, la durée du prêt ne dépasse pas une année avec un remboursement presque toujours unique, ou que, selon un usage très rare, sa longueur soit supérieure à douze mois avec des échéances successives. Le plus souvent, par conséquent, les délais de règlements oscillent entre trois et quatre mois et une année, avec des variantes multiples entre ces limites extrêmes. Bien que toutes ces différences aient naturellement des motifs inconnus, on peut .se demander si une certaine concordance ne se manifeste pas entre le chiffre de l'emprunt et sa durée : on ne saurait le préciser exactement, mais il semble qu'en général une relation de cette nature était possible et que l'éloignement de l'échéance augmentait en raison de l'importance de l'emprunt. Un autre caractère assez intéressant et fort naturel est l'influence des fêtes religieuses sur les dates des remboursements : la Noël, la Chandeleur, les Pâques, la Pentecôte, la Saint-Jean-Baptiste, la Saint-Remi,la Tous.saint

sont choisies très fréquemment comme termes. Selon les deux conditions précédentes, des prêts conclus à la Noël ou au début de Tannée ' étaient rendus à l'Assomption, à la Saint-Remi. à la Toussaint, à Noël ; dautres passés en février-, se remboursaient vers ces mêmes dates ou à la Chandeleur suivante; dautres encore, consentis en mars ou avriP, se rendaient à la Tous.saint, à Noël, à Pâques ; quand on empruntait en juin. ' on remboursait quelquefois à la Saint-Remi, souvent à la Toussaint et très fréquemment à la Saint -Jean- Baptiste suivantes; enfin, lui contrat passé en octobre ou en novembre ^ expirait à Noël, à la Mi-Carême, à Pâques, à la Toussaint ou dans le courant du mois. Les variétés étaient donc infinies. Quand le prêt ne dépassait pas une année, il était très rare, nous lavons dit. qu'il y ait plusieurs échéances. Cependant, un emprunt conclu en novembre est remboursé successivement à la Mi-Carême et à la Saint-Remi ; un autre prêt consenti en mai, a ses échéances à la Saint-Jean-Baptiste et à la fin d'août '. mais, encore une fois, ce n'en sont pas moins de très rares exceptions.

Si au contraire le prêt dure plus d'une année, il n'est presque jamais remboursé en une fois ' et les règlements sont le plus po.ssible de valeur égale. Un emprunt de 10 Ib. conclu en mai viendra à échéance trois ans après à l'Ascension et un autre de 12 Ib., 13 s., conclu en janvier, est rembour.-^able à la Saint-Remi par fractions de 10 s. aux trois premières et de H) aux suivantes *. Mais un emprunt de 10 Ib. consenti en septembre .sera rendu aux quatre Noël successives ; un autre de 5 Ib. se réglera pentlant dix ans à chaque Toussaint par demi-livre chaque fois ; un truisième de 2(i7 Ib. sera rendu

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