‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 144 sur 993 · Finanrrji. l'.J · texte numérisé non relu

Finanrrji. l'.J

sorte d'indemnité pour une affaire qui n'a pas réussi au gré du préteur . L'emprunteur était donc le propriétaire de la maison, la ville sers-ait de caution ou de pleige ; le premier donnait en gage un bien, mais ne s'étant pas entendu à ce sujet avec les créanciers, le garant, selon l'usage, indemnisait ces derniers. Une certaine analogie se manifeste ainsi entre cette affaire et les emprunts conclus par de simples particuliers en général, entre elle encore et le prêt sur gage dont nous venons de parler plus spécialement, et enfin, nous le verrons, entre cette avance à la viUe et les prêts que lui consentiront les Lombards à l'époque suivante.

Les Cahorsins ne sont plus nommés en effet au delà du milieu du xm^ siècle, que cette absence de mention vienne d'une simple raison documentaire ou plutôt dune disparition réeUe. Ajoutons que jusqu'à la fin de cette même période séculaire, le rôle économique possible de la maison à Douai de l'ordre des Templiers ^ demeure incomiu ^. Peut-être laïques et religieux, après leur disparition, furent-Us remplacés par les Lombards^. Il faut descendre jusqu'en 1319 pour rencontrer une première fois ces nouveaux venus et d'ailleurs uniquement comme importateurs de laines ^. Ce n'est même qu'à partir du milieu de la seconde moitié du xiv^ siècle, exactement en 1373. qu'ils apparaissent comme prêteurs d'argent. Ils le sont à un double titre, public et privé. D'une part, c'est à la viUe qu'ils consentent des avances et ils le font au moins deux fois, en 1387 et en 1393^. A la première date, les habitants leur doivent « grosses et diverses sommes .. pour des montes et

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