‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 143 sur 993 · P.J. 1370, 1384 ; joindre même pour la draperie · texte numérisé non relu

P.J. 1370, 1384 ; joindre même pour la draperie

4. Les documenta qui vont sui\Te relatifs à ces banquiers, sauf le dernier, inédit (voy. p. suivante et P.J. 113), ont été examinés d'après le texte qu'en a donné Tailliar par Schaube, Handelsgeschichte der romanischen Vôlker, § 327, p. 420.

même année, ils s'engagèrent à payer la taille et les autres impôts urbains sur " tous les deniers dont il eront maniant ne tenant, soient lor denier, soient autrui ^ ». Egalement vers le milieu du xiu^ siècle, ils promirent de ne rien prêter à usure et un Douaisien leur emprunta « deniers sor dras * ». On paraissait donc bien distinguer chez eux comme chez les changeurs, le capital qui était la propriété des imposés, la leur, de l'argent d'autrui qu'ils « manient » et qu'ils avaient simplement en dépôt : c'était évidemment à une banque qu'on faisait ainsi allusion. On voyait aussi les Cahorsins se livrer à des prêts : comme ils avançaient de l'argent sur gages et que l'usure leur était défendue, c'était très probablement, comme nous l'observerons, que cette dernière opération consistait dans des prêts sans caution. Cette hypothèse seiuble confirmée par l'avance qu'ils font en 1250^ encore à la ville, de 15 Ib. par., pour deux paiements de la taille dus par un particulier et « par manière », ajoute-t-on, « que se li marchies del luage de la maison n'est tenus » entre les Cahorsins et l'individu en question, l'administration rendrait aux banquiers, non plus 15, mais Hi Ib. On peut conjecturer que le contribuable s'étant trouvé dans l'impossibilité d'acquitter ses taxes au pouvoir urbain, les Cahorsins avancèrent à ce dernier le montant de l'impôt, mais, en compensation, s'ctïorcèrent de devenir les posse.s.seurs d'une maison de l'individu ou d'ac<iuérir des droits divers sur elle ; en tout cas, ils tinrent vouloir j)ren(lre cette propriété en gage. Mais, si pour une raison quelconque, le contrat à conclure n'aboutissait pas. comme les Cahorsins ne pouvaient avoir avancé ainsi inutilement de l'argent .sans en retirer aucun profit, la ville, en le leur rendant, ajoutait une .somme supi)lémentaire. On ne tloit pas juridiquement considérer cette addition pécuniaire comme un intérêt de la somme prêtée, mais bien jilutôl, selon les formules des lettres d'obligation, comme une

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