‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 147 sur 993 · Voy. t. I, 450, et joindre Finance · texte numérisé non relu

Voy. t. I, 450, et joindre Finance

LA VIE UBBAIXE DE OOl'AI, II 11

ejle tint uiu' place interniôdiaire entre les préteurs particuliers et les banquiers proprenieut dits : son origine fut urbaine, comme celle des premiers, mais à lexemple des seconds, elle constitua un véritable établissement financier. Son fonds social se composait, on le sait *, des biens des orphelins mineurs que les échevins et plus spécialement les k gardeorphenes » administraient et qu'ils faisaient fructifier au moyen d'avances accordées, à lexemple de celles des Lombards, au pouvoir urbain ou à des individus. Dans l'ensemble, elles devaient être consenties par les ministres des orphelins, toujours, et au besoin également par les tuteurs et curateurs des intéressés. Les prêts faits à la ville, quil suffira de mentionner, portaient intérêt à 10 ",, *. Un certain nombre d'exemples des avances privées nous sont restés depuis 1373 ^. Elles sont conclues une fois de plus sous forme de lettres d'obligation échevinales. Les emprunteurs sont des Douaisiens sans caractère distinctif. Les prêteurs ne se trouvent pas constitués par la collectivité des orphelins en général, mais par une partie d'entre eux seulement, par une ou plusieurs persimnes auxquelles l'avance profite d'une façon exclusive : à cette restriction correspond l'intervention des tuteurs-curateurs. La cause de l'emprunt n'est en somme jamais indiquée : cependant, dans un cas. un niénage le conclut « à l'avanccniont de son mariage^ ». Le chiffre, presque toujours énoncé en monnaie d'or, varie entre 10 et 60 unités avec une moyenne de 20 à 30 : de ces deux points de vue. une certaine analogie se manifeste donc entre ces affaires et les opérations des Ijombards. La question des intérêts est liée expressément à celle du remboursement. Celui-ci s'effectue .selon trois systèmes, inégalement utiliués

Page 1