Vov. t. I
104 LA VIE IRBAIXE DE DOrAI
entre les emprunts reinbour-sahles à tout instant et ceux qui l'étaient à une échéanee définie : seulement, la cause de cette différence demeure très obscure. On peut conjecturer que les premiers prêts étaient consentis à ck's individus peu solvables et avec lesquels on se montrait plus rigoureux de toutes façons, pour le remboursement comme pour les intérêts. Quoi qu'il en soit, si cette banque accordait, t'ile aussi, des emprunts à titre gratuit (jui. du Tiioins en principe, ne rapportaient rien aux prêteurs, ceux-ci compensaient leur générosité, pour les mêmes avances., grâce aux intérêts extraordinaires exigibles lors des retards de remboursements, et dans les autres affaires, par ks intérêts régulièrement obligatoires. Ce dernier cas est de beaucoup le plus intéressant, puisque c'est la première fois que l'on constate l'existence de prêts comportant, nous l'avons dit. un intérêt à partir de leur conclusion. JSans doute cette banque était-elle un peu j)articulière ; elle avait un i)ut charitable-intéressé as.sez spécial, mais en admettant qu'il suffise à expliquer les changements de fond ou de forme a romphs. ceux-ci n'eti existent pas moins.
Cependant, tous ces prêteurs, quels qu'ils fussent, faisaient de i( pur et loi.d prest, sans usure », et on se rappelle en particulier les eniiai.'('ments |)ris par les Caluirsins de ne consentir aucun emiirunt usuraire. .\u ct)ntraire. des usuriers devaient exister, que ce fussent des prêteurs distincts ou même les banquiers précédents accordant des avances dans des conditions spéciales. Un ban échevinal du milieu du XIII* siècle* interdit en effet de <i prester à usures " et comme sans doute on pouvait .se méprendre sur ce qu'on entendait par une opération de ce genre, on prend soin d'expliquer (juel k entendenicns » le Magi.sfral lui donnait. D'abord, il était possible de consentir l'emprunt ■■ en manaie costunu-enu'Ht |)or entendement d'avoir plus k»- le {•ati-ii >■, en apparence gratuitement, selon l'u.sage, mai.s avec l'intention cachée do retrouver plus