Recuril, n° 33H
13. .Mentionni'S une unique fois, semblet-il, comme cnnductmr* de chevaux porteur» de blé (P.J. 1473"),
de bestiaux, dont on .sait seulement que certain.s étaient les bouchers douaisiens allant eux-mêmes dans la région d'achat chercher et ramener leurs bêtes ^. Tous les autres conducteurs avec leurs charrettes et leurs voitures étaient des « caretons « s'opposant aux i péterons » et bien entendu des « voituriers ^ ». Dans l'ensemble, en raison de la provenance extérieure des marchandises, ils devaient être assez naturellement des étrangers ^. S'ils sont mentionnés pour quelques denrées, le vin, le fom. le blé, le bois et le charbon *, on ne connaît un peu particulièrement que ceux des céréales ^. Ces derniers, arrivés sur le marché, tirent « leur carete là ù U tonhers devisera » : ils vendent leurs marchandises eux-mêmes et ne peuvent refuser de la mesurer si on le leur demande : la partie de la denrée qu'ils n'ont pas écoulée peut être apportée par eux à l'hôtel où, on le sait, ils logent, et où ils ont à ranger également « bien et ordeneement » leurs voitures d'après les ordres de l'hôte. Le conducteur, si peu qu'on le connaisse, et dans certains cas du moins, n'était donc pas simplement un agent de transports : c'était aussi le propriétaire des marchandises qu'il amenait et elles lui appartenaient évidemment avec la voiture.
Nous venons de mentionner quelques-unes des denrées qui utilisaient la voie terrestre. On ne peut tracer un tableau complet de ce mode de transit, pas plus qu'il n'est possible de spécifier exactement si certains objets passaient exclusivement par terre, en opposition avec d'autres qui n'auraient utilisé que la voie fluviale ^. En outre, il faudrait distinguer