Voy. plus loin
2. P.J. 1299 ; joindre une mention do « conduiseurs », 1473'.
3. C'est certainement le cas pour des individus qui lors de la vinée » de 1314-1.5 amènent les vins à Douai (Arcli. comm., CC 745).
4. Vins : P.J. 225» ; fourrages. 241'': bois, 262'«'9-2(i3, 1299: charbon,
6. Dans cet alinéa, on voudra bien se report«r, pour chacune des marchandises mentionnées, aux chapitres spéciaux où elles sont respectivement étudiées : joindre d'ailleurs simplement les énumérations données ci-dessus, 170, n. 4.
l'importation et l'exportation, alors que nous ne sommes relativement renseignés que sur la première." On peut cependant, semble-t-il. établir quelques principes. Du point de vue géographique, les produits qui circulaient au.x alentours immédiats de Douai ou ceux qui ne prenaient pas la voie septentrionale de la Scarpe ou de l'Escaut, ou qui ne venaient pas, par (lueiquc direction (]ue ce fût. du port de Bruges, allaient par la mute de tcric : clk' était la ])lus rapide en fait et, au sud de Douai, la seule utilisable. En outre, les marchantlises pressées ne pouvaient aussi forcément que l'utiliser : ce devait être le cas pour certaines denrées d'alimentation et tout au moins pour le poisson. En troisième lieu enfin, une même marchandise n'empruntait pas nécessairement la même voie à l'aller et au retour. Le vin et le blé arrivaient du miili par terre, bien entendu, et s'en allaient au nord par eau ; le l)ois suivait sans doute les directions et par suite se conformait aux règles inverses ; la laiue, sans qu'on puisse le préciser, d'une façon temporaire et partielle du moins, arrivait par Bruges et par eau, mais certainement la plus gramle partie tics ilraps empruntait les routes pour s'en aller aux foires de Champagne. Dans l'ensemble, chacune des deux directions commerciales semblait s'être partagé à peu près également les deux modes de transport. On peut mentionner comme passant par terre, ne fut-ce qu'en général, parmi les objets alimentaires, le vin, les menues denrées, le blé, les poissons et les u vives bestes ", mais la seconde et les deux dernières marchandises étaient simplement importées et les deux autres au contraire, à l'exportation, nous venons de le voir, prenaient la voi<> fluviale. Dv>i matières premières, nous ne savons rien de précis : |>eut-être amenait-on un peu de bois, de charbon, de laine, de matières tinctoriales par terre, mais c'était bien plutôt une «-xception. I^cs objets fabriqués ne nous sont pas mieux connus : à l'importation, on peut conjecturer que la petite quantité introtluite suivait surtout la voie terrestre ; c'était par exemple le cas pour les chaus.ses, un des rares objets sur la i)rovenance desquels
nous ayons des renseignements assez précis : cependant, les « menus tonlius >>, qui atteignaient, on le sait, les produits confectionnés, frappaient aussi bien les marchandises introduites par eau que celles qui étaient amenées par terre ^. A l'exportation, nous l'avons dit, les draps devaient suivre en majeure partie un mode de transport terrestre. Sur tous ces points, encore une fois, il faut se contenter de données trop générales et, par suite, assez imprécises.
b) Le commerce par eau.
Le rôle fondamental de la rivière dans la vie commerciale de la commune s'explique facilement et pour ainsi dire de soi-même. La navigabilité de la Scarpe en général et spécialement l'union qu'elle établissait plus ou moins directement entre la France du Xord et la Flandre ^, devaient suffire à lui donner une utilité primordiale, non seulement locale et régionale, mais même, pourrait-on dire, internationale, dont profitait presque forcément une cité commerçante située sur ce cours d'eau et plus précisément au début de sa partie navigable. Cette question de principe est confirmée dans la suite par la réalité, qui fait voir combien le pouvoir communal douaisien avait su comprendre les avantages que lui offrait la rivière et en tirer parti. Dès l'origine, l'établissement d'un portas montre toute l'influence que la rivière .semble avoir eu dans la fondation et dans le développement de Tagglomération '. Il n'est ensuite pas moins intéressant de constater que, du \° au xii^ siècle, les premières traces de l'activité commerciale de la ville s'appliquent justement à sa forme