Voy. t. I
fluviak- : du point de viu' public. ;iu i>orlKs se rattaelient les droits qui y étaient pei\us. c'est -à-dire une partie au moins du tonlieu ainsi que toute son histoire, si caractéristique pour les finances urbaines ; du côté communal, quand les échevins apparaissent pour la première fois, c'est, on ne l'ignore pas, dans une question intéressant la Scarpe et sa navigation ^. A l'époque historique, les preuves de l'importance de l'économie en question sont nombreuses. Elles ne se montrent pas seulement en général dans l'intérêt évident et fréquent que prend l'administration à tout ce qui touche à la rivière et dans ses efforts eontiinis en vue d'assurer la liberté des transports considérée sous le rapport matériel et fiscal -, elles se manifestent aussi dans une question de trafic, sans doute spéciale, mais de conséquences géograpiiiques très étendues, qui est l'étape et à laquelle se rattache en particulier le commerce fluvial le plus ample que Douai ait possédé, l'exportation du blé '. Tout concourt donc, semble-t-il, à faire voir quel lien extrêmement étroit a uni la ville et la rivière, que l'on considère celle-ci. en quelque .sorte, par le contenant ou le contenu, qu'on examine la voie fluviale en elle-même ou le trafic qui y passait.
En premier lieu et d'une façon générale, dans la rivière comme dans les autres parties du territoire urbain, suivant les expressions convenues, rien ne se faisait que « duskes au dit » ou <c à la volonté » de la ville, en somme d'après les pouvoirs législatifs et judiciaires du Magistrat '. Mais sans in-sister d'ailleurs sur ce point, comme l'autorité eomnninale n'avait pas été la première venue et que les occupants primitifs n'avaient pas disparu, en déj)it de ses empiétements, son pouvoir juridique était plutôt celui d un po.s.se8seur i\w d'un véritable propriétaire, celui-ci restant toujours la |)uisKance