‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 162 sur 993 · Voy. pliiH loin ■ O · texte numérisé non relu

Voy. pliiH loin ■ O

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publique, et ses droits utiles, judiciaires et économiques, coexistaient avec ceux des anciens représentants locaux de l'autorité centrale devenus les seigneurs féodaux : en un mot, ses conquêtes et son émancipation ne furent pas complètes. Pour nous en tenir aux privilèges d'ordre surtout économique des anciens officiers publics, le prévôt et le châtelain en l'espèce, ils paraissent se résumer en une sorte de droit de « warde », de police. Bien qu'il n'ait été exercé, encore une fois, que <i par le conseil » des échevins. qu'il n'ait empêché nullement la possession et l'exercice des autorités législative et même administrative du Magi.strat, il n'en entraînait pas moins pour ses possesseurs propres, le pouvoir et le devoir de maintenir la rivière en bon état ^. Aussi, leur fallait-il veiller à ce que « les estakemens, les entrepresures » ne viennent pas à obstruer le cours de l'eau -. Le châtelain en particulier, dont les droits s'étendaient sur toute la partie navigable de la Scarpe, devait « warder le pire de l'euwe », entretenir convenablement le chemin de halage, et, d'autre part, « faire voie as nés » : là était sans doute le but final de toute cette police '.

% Cette simultanéité et cette superposition de droits publics, féodaux et urbains se manifestaient encore à titre topographique, en ce sens que les droits de la commune sur la rivière s'étendaient bien au delà des limites, non seulement de la ville, mais même de la banlieue, parce qu'ils s'étaient juxtaposés à ceux du châtelain et du prévôt *. Aussi la rivière se composait-elle de deux parties : l'une en amont de Douai, l'autre à partir de la ville même, la première non navigable, la seconde au contraire utilisable pour la navigation, celle-là servant en quelque sorte de réservoir à celle-ci. qui en dépendait absolument. Sa partie supérieure mérite donc d'être

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