Le 13 février ^4rc/i. eomin., Ut) 37U
qu'elle remplaça et compléta tout à la fois, en 1410, par un achat général de la « mairie » tout entière ^.
De Vitr}- à Douai, la rivière ne présentait rien de très particulier et il n'y est fait mention, du moins, d'aucune écluse. On notera toutefois d'abord qu'entre Vitry et Lambres devait se déverser dans la Scarpe « partie de l'eaue du marez... d'Alleux », amenée par une rigole sans doute artificielle et faite spécialement en vue de « maintenir les forteresses de le ville 2 ». C'était ensuite à Lambres même, nous l'avons déjà remarqué, que commençait évidemment autrefois la navigation '. L'époque communale ne semble avoir conservé comme souvenir de l'antique importance du portus carolingien, et ce ne pouvait être qu'une survivance de la moitié du tonlieu que nous savons y avoir été laissée lors de la fondation de Douai où on transféra l'autre partie ^. qu'un k pontenage ou vinage » appartenant au xiv^ siècle au seigneur local. Avant 1341, puis cette année même, la ville engagea succes.sivement contre ce personnage deux procès en Parlement, prétendant les membres de la communauté exempts de tous droits à son profit : la cour souveraine donna raison au pouvoir urbain ^.
A Douai, aux fortifications, finissait la première partie de la rivière. En effet, la chute maritime de la villa, de Lambres avait dû être assurée, on l'a déjà noté *, par un moyen très .simple comme très radical : ce fut de faire traverser la Scarpe par les « Vies murs » de Y oppidum, en ne laissant, bien entendu, que le passage nécessaire aux eaux. Les fortifications tout à la fois protégèrent militairement le nouvi'au portus, déjà très avantagé ainsi sur l'ancien, et même ruinèrent celui-ci en lui enlevant tout débouché économique : littéralement, elles le fermèrent. On n'a pas, sans doute, d'indication abso-