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en les donnant, mais qu'on les « prense tout oiuiiement ^ » ; également, qu'on ne vende pas « pire » au lieu de dépôt qu'à celui d'exposition ^. Bref, que dans renseiuble, selon mi principe fondamental, agissant sans « ghille ni barat », on donne la marchandise « por t«le que ele est ^ », « tele que on le bouque » : que la parole soit l'expression exacte de la réalité. Enfin, à l'égard de la durée, on prescrit que certaines denrées, du moins, soient mises en vente un nombre de jours déterminé, évidemment pour que chacmi puisse se les procurer aisément ■•. Ce ne doit être qu'une forme de l'interdiction de l'accaparement.
Toutes les mesures précédentes eUes-mêmes n'étaient, bien entendu, que des conséquences directes dune tendance courante du régime économique manifestant, on le sait, une certaine défiance vis-à-vis du vendeur au profit de l'acheteur 5. Leur énumération trop brève et trop superficielle terminée, il ne reste qu'à étudier séparément les divers modes d'échange extérieurement différents. Us semblent être au nombre de cinq. La vente pouvait en effet s'accompKr dans les maisons, dans les rues, aux marchés, aux haUes ou enfin aux foires. On admettrait volontiers, sans en avoir d'ailleurs aucune preuve directe, que ces divers sj.stèmes se manifestèrent successivement. Il n'est pas douteux que les maisons isolées ayant d'abord apparu, ce fut chez elles que s'exécutèrent les premières ventes ; leur réunion constitua des rues où l'on vendit ensuite ; puis, la ville devenue suffisamment importante, on organisa aux carrefours, aux places, des marchés en iilciii air ; postérieurement encore, l'association
1. P.J. 2.532s, 2(J22« ; ff. encore pour le charbon. 2M^. «. ". — La disposition 2.33^^ intiTesse l'acheteur.
3. P.J. 244*8. 246'. 25fi* ; le terme de . barat • se retrouve dans Recueil, n» 223''^. — A son sujet, cf. peut-être Doren, ]yollenluch)nd, 189 ss.
5. Voy. phi.s haut 10 et n. 6 ; et cf. Pirenne. Les démocrntks, 110-111. ainsi que le.s études citées concernant la politique alimentaire urbaine, panniui ; à la riifueur, joindre pour Tournai au .sujet de Tinterdiction de la revente du blé, Verriest, Le rcijialre... de 1302, 442, 444, 467.
construisit les entrepôts couverts des halles. Les foires enfin formèrent surtout un mode extraordinaire, qui se montra bien dès le début de raggloniération, mais qui ne prit un caractère vraiment urbain que dans la secontle moitié du xm^ siècle et de plus resta en somme intermittent.
Ij) Lu vente dans les maisons.
Si le domifiic. le lot-al privés servant au commerce étaient, en principe, uniquement utilisés pour cette forme de vente qu'on peut appeler la vente dans la maison, en fait, ils pouvaient être aussi le ]i()int de (léi)art de modes d'échanges différents, puisque rien n'empêchait leurs propriétaires de transporter e.xtraordinairement les denrées qui s'y trouvaient déposées d'iiabitude. dans d'autres lieux de trafic.
On sait au reste seulement que ces endroits étaient dits dans l'ensemble « maison * » ou « ostel - n, ce qui, bien entendu, ne doit signifier que maison d'habitation, ou que. d'une façon plus précise, ils pouvaient recevoir des dénominatitins différentes selon les genres d'écoiKunii- qu'ils abritaient * : c'étaient des «1 celiers » ou « caves » pour le \ in. des u granges » pour les fourrages, des u greniers n pour le l)lé surtout et aussi pour la chaux et le sel. ou encore pour les grains des « buhot » et (I solier », quoique plus rarement : toutes ces secondes espèces de locaux n'étaient é\ idciiunciil (|u'iinc partir des premières et en fait se trouvaient peut-être spécialement utili.sées comme dépots ou réserves de denrées, alors que les précédentes constituaient proprement la bouticpie ou le magasin. L'interdiction secondaire des fenêtres au rez-ile-chaus.sce et au pre-
1. I*..I ilii .MM" K.. sauf la iliTiiii-rr. (!<'iii'Talit<»> : l'.J. 72', *, T>il, I* ; < iin>liiKw <li>nriV« ■ v\ épiocw : 244".''-24.'i'-24'l* ; p-aiiis, 24!l*' ; poÙHoiiH de inor, 2.'J3'*. ^ : lioiichcrip, 257'* ; how, 2ll."J : \ i.>siTi.'. 2tl7" : IxiiilunKi-rip. 423' ; travail clii cuir. 2Sr>'. IIIK.
2. M»nii«fl (ieiirécK : 1'..). 244 '*. ii. li., ''" ; boiilangoriu. 273', " ; travail du cuir, 284*.