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2. L(^giiiiii>« : I'..J. 487* ; voIriIU-h. 244** ; |)i>i)«onit dVnu ilinio", 2.12*'.
3. Vny. Huccowivpiiinnl I'..l. 1141', 25»*''. 2113 il 33tl'*.
4. I'..l. ir.40', ot voy. pliiH loin, ji 28 »?. ."■.. IVJ. .311(1. ..( vc.y. pluH liHiit 7!t-82.
s'échangeaient toutes sortes d'objets ; mais elle dut diminuer graduellement d'importance, à la fois par la décadence du pouvoir extérieur et par la décentralisation et la spécialisation des marchés proprement communaux, si bien quà Tépoque historique, nous l'avons dit. on ne voit même plus, en somme, à quel marché le tonlieu peut s'appliquer. C'est que non seulement la ville tient à avoir ses réunions particulières et, par conséquent, en établit, mais dans le but de faciliter les échanges, elle en fait de divers genres économiques et juridiques.
Leur création est inconnue. Il n'est pas douteux cependant que leur origine est urbaine, puisque jamais l'intervention du pouvoir public ne se manifeste dans leur fonctionnement. Us se tenaient toujours sur une place ; un seul, par exception, se trouvait dans une rue V Quatre d'entre eux. on se le rappelle, possédaient une « croix « qui. pour le marché au poisson de mer. était une sorte de minuscule chapelle ^. Ces petits monuments finissaient au besoin par désigner et par représenter les assemblées commerciales elles-mêmes '. Le régime et la police de ces dernières nous ont été conservés par quelques détails. D'une façon générale, c'étaient, bien entendu, les esgardeurs qui y veillaient. Peut-être « as.seyaient-ils » d'abord aux endroits du trafic une « ensegne » destinée à marquer la tenue ou l'ouverture de la réunion '. En tout cas. ils commandaient et faisaient « assir » encore tout le monde « por le mils del marehiet » ; ils faisaient également ranger en bon ordre les <i cars » et les « carettes » amenant les denrées ^. En principe, les marchands vendaient toujours sur des « etaus ». La plupart du temps, ceux-ci sont désignés sans autre indica-
1. Voy. ci après 238-239, et joindre les § spéciaux 28^, >:■>:, 30 et 42.
2. Cf. t. I, 36, et joindre les parties du S 28 indiquées à la n. précédente.
3. Voy. au sujet de la croix d\i niarclié aux volailles. § 28^'.
4. D'après l'.J. 2117'^ ; dans 244^", l'expression do « soner l'ensaigne » aurait plutôt, semblr-t-il, le .sens de donner le signal de l'ouverture du marché par une cloche. — Cf. pour Y Alhmntjnp, Gengler. 1.54.
234 LA ^^E urbaine de dottai
tion ^. Pour le marché aux « viesiers ». on mentionne des (( estaus petits u grants ». des « taules » et des « bancs » comme dans la vente à domicile ; les seconds étaient sans doute couverts ^. Au marché aux légumes, outre l'étal probablement, on n"avait que trois « corbilles » et un banc. ou. sans ce dernier, quatre corheilles ^.*. Dans les marchés aux poissons ^, on utilisait des » mines ». de nombre également limité. C'était l'administration qui fournissait évidemment les étaux pour chaque marché. En effet, ils ne se trouvaient pas à la hbre disposition des trafiquants, connue on va le voir, et ils étaient en quiintité déterminée, restriction qui ne se serait sans doute pas produite si les particuliers les avaient apportés *. Dans ces conditions, les demandes pouvant dépasser les offres, on ne donnait pas les étaux. semble-t-il. au fur et à mesure des besoins, système qui aurait pu trop favoriser les premiers venus aux dépens des autres, on ne les mettait certainement pas non plus aux enchères, puisqu'on ne devait rien payer pour leur jouissance momentanée '. mais on les remettait simplement « à los jetant » : à chaque marché, à l'ouverture sans doute, les vendeurs réunis tiraient leur place au sort *. C'était le moyen le plus facile et destiné à soulever le moins de plaintes ». I.ies étaux ne paraissaient d'ailleurs pas être
1. xiii'' »., sauf l'extrait du Reniell : tonlipiidu marché: P..I. 300" ;légiimce, 487'." ; ini-mie» ili-nriVs, 244* " ; Rcruril, n" 322* : grains. 24S*' ; pois-sona dVaii doiic<>, 400^ , df nwr, 252'-2.'>3** : viesorip, 2(17. /mtiiitn ; ki<iite|<oint«rie et poiirpointi-rio, 277* ; poterie, 244' ; cuir, 284'.