‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 209 sur 993 · Cf. pour yAlIrmagnr, aenible-t-il, Qengler, 144, § o · texte numérisé non relu

Cf. pour yAlIrmagnr, aenible-t-il, Qengler, 144, § o

placés d"avance, mais chacun, après avoir obtenu le sien, le « inetait là ù li eswardeur les aseront ^ ». Dans l'ensemble, ils étaient disposés sur deux « renghes » parallèles -. Le vieux tonlieu du marché stipule que Testalier « vend si lonc que il puet à venir de sa main », moyemiant une obole : dans ce seul cas, on le sait, l'usage de l'étal entraînait une redevance ^, sinon qu'indirectement une taxe minime était perçue partout pour le « niage », le nettoyage du lieu de réunion *. Enfin, les marchands qui n'avaient pas obtenu d'étal portaient leurs denrées au miUeu de deux rangées ^.

Chacun établi sur le marché, il était probable que les esgardeurs commençaient par inspecter les marchandises ^, inculpant et expulsant les trafiquants qui en détenaient de mauvaises '. On avait défense de se Uvrer à la moindre opération avant cet examen comme avant l'ouverture réelle de la réunion *, qui se faisait à une heure rigoureusemçnt déterminée et même au son de la cloche ^. Le marché commencé, les esgardeurs s'efforçaient bien entendu d'y maintenir un certain ordre et une certaine propreté. Les vendeurs devaient « siecer tous cois à leur estai et ne pas griever h uns l'autre de leurs paroles ne d'autre cose ». par exemple « en sackant » la marchandise du voisin '". On leur interdisait encore, avant d'avoir tout vendu ou, dans un sens moins libéral, avant la fin (lu marché, de quitter leur place ^i. Des prescriptions de ce genre ne formaient qu'une application de cette idée générale que les marchands avaient toujours à se tenir à la dispo-

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