‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 210 sur 993 · D'après P.J · texte numérisé non relu

D'après P.J

10. P.J. 252*-^, 277* ; joindre 244' ; dans la P.J. 2G7", quel ost le sena de I kierkier » 'I

sition de leurs clients, étaient faits pour eux. Dans le même ordre de choses, ils ne pouvaient jouer aux dés '. ( haque acheteur, de son côté, était évidemment libre de venir sur le lieu de vente et de sadresser à qui il voulait, mais, dans le marthé au hlé. «m interdisait à deux personnes de « barguegnier » en même temps à un seul vendeur afin d'éviter « la fraude » : elles devaient se succéder '-. Enfin, l'entrée du marché n'était permise que sous certaines conditions à tous les agents que leurs occupations y appelaient forcément, mais qui, en y pénétrant sans be.soin réel, n'auraient pu que troubler l'ordre : tels étaient, on se le rappelle, les porteurs de blé et aussi, nous le verrons, les vendeurs de poisson ^*. D'autre part, on se préoccupait assez fréquemment de l'hygiène et de la propreté qui. à en juger par certaines prescriptions assez réalistes intéressant les gens comme les bêtes, ne semblaient pas être très brillantes*: c'est ainsi que les porcs ne pouvaient s'ébattre sur le marché au blé*. En somme, tout devait se passer régulièrement, solennellement même, bref, dans des conditions u bonnes et loiales ».

La clôture des marchés ne paraît pas avoir donné lieu à des prescriptions particulières, heur durée nous est d'ailleurs tout à fait inconnue ' et il faut en dire autant de leur périodicité. Ils étaient bien entendu au moins hebdomadaires, I)robablement même certains avaient-ils lieu deux fois par semaine •*. Les plus fréquents de beaucoup, et sur ce point nous sommes exactement renseignés, étaient, ne .»ierait-ce

r,. ]'.J. 24S'<. 2.13»*. 4!t2'. I473'»3 «4 ; ,|p nnnin |inur los hallw. 27.3«. tl. l'.J. 24!l2»-^'. 1473*".

7. !>' inarclu' au poiHMon «U- iiirr fnivn'-l-il i\ ■ primo - c»l finit -il A ■ le vicspnV» . ? (l'.J. 2.V2«.2.'>3'<'«|.

8. Pour U*H - iiuMiueH tlriirfW*H -, un haii du Miilii^u <lu xill'' h., (lanH la U*çon originelle, parli* d'un marrlu'* ti-nu • le di<i-H . le jiMiili. mai», ainni qu'on |M>ut lo conBlator, wtt* indicAtion a M^ annuité' i-t n-niplartV- un pou iKwti^rimi rament par r«'lle de • quel jor c)ue ce «oit en le wniaine , ou par une autre analogue, Miivant leie regintre» (P.J 244** et n.). Le marohi^ wrait-il donc

qu'à une certaine époque, les marchés au blé. En 1360 *, en dehors des dimanches, leur tenue ne présentait que 21 journées d'interdiction, correspondant au reste à de grandes fêtes religieuses. Ces réunions se répétaient donc environ 290 fois par an, en somme presque tous les jours ouvrables : elles étaient pour ainsi dire continues. Cette fréquence, à la fois extraordinaire et exceptionnelle, s'expUque très aisément par l'importance considérable du commerce douaisien des céréales.

Ces quelques renseignements n'intéressent, à vrai dire, que l'état extérieur, la police des marchés. On voudrait pouvoir connaître également leur état juridique, en d'autres termes, leur « droit », mais nous l'avons dit en général pour la vente, toute indication précise et intéressante sur cet objet fait à peu près défaut. On sait seulement, à l'égard de la condition des personnes, qu'ils étaient en principe ouverts à tous, forains comme bourgeois, par une analogie probable avec l'organisation des halles ; mais, à leur différence, et sans qu'on en pui.sse spécifier la raison exacte, due peut-être simplement à un défaut de place dans les entrepôts fermés, le droit restreint des forains se raanife.stait dans la mise à l'écart de certaines réunions, alors que par une conséquence assez compréhensible, d'autres leur étaient spécialement réservées '^. En outre, on interdisait pendant la durée des marchés de vendre par ailleurs les marchandi.ses correspondantes : défense qui supprimait peut-être à ces moments, nous l'avons dit. l'échange à domicile ^. Tous ces règlements

devcim joiirnalior ? Cciicmlaiit. on l.'J02, le niaiché au beurre, produit qui parait bien rentrer dans les < menues denrées ■ encore, se tient certainement le mercredi et le samedi ( lîccucil, n'' 322^). Pour le poisson deau douce, la marchandise invendue peut être rapportée « lendemain... et cascun jour » (P..I. 492 '•'). Aurait-on affaire également à tine réunion journalière? Le marché aux bestiaux a peut-être lieu le lendemain du ' demierques ". jour où on fait « niouldre ", manger, les ■ brebis i (P.J. 2541^). Le marché A la vieserie se tient le jeudi (P.J. 267^, '■*, ^*, ^"l et le samedi (S 15). Le marché atix draps des foraitis a lieu le lundi et le jeudi (Recueil, n" 315').

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