I. Les prix et les imiernents
La question des prix est à peine l'objet de quelques mentions épar.ses dans les documents théoriques. Dune façon générale, quand ces indications existent, elles concernent en somme exclusivement la fixation par l'administration du prix des marchandises ; en leur absence, toute disposition à ce sujet est par conséquent laissée entièrement de côté. Or, dans le premier cas, ou elles déterminent d'une façon numérique et précise les valeurs de vente des produits, ou il semble bien que leur but et leur résultat soient en réalité les mêmes. De plus, toujours ces prix sont un maxinnim. sauf dans un cas où il paraît être question de minimum.
Eu premier lieu, on ne devait vendre aucune des denrées auxquelles s'appliquait plus ou moins directement la tarification échevinale avant que les esgardeurs l'aient « prisie ^ », d'où le titre de priseurs qu'on leur tloune quelquefois ^, bien probablement qu'ils aient non seulement vérifié si elle était " bonne et loiale ». mais qu'ils aient, d'une part, apprécié ce qu'elle était " vaillable » et fixé sa « valeur * » et. de l'autre, pratiquement, « assis » ou « mis » le « fœur * » et. dit-on quelquefois, le " pris * » convenables. En général, une corrélation rigoureuse existe entre ces deux derniers éléments, u valeur » et " fœur » : on établit le second d'après le premier et on le modifie au besoin d'après lui également. Ainsi. « le vin ki vaille mains, on le doit mains prisicr " : de même, que les « beuvrages bouUis soient faits vaillables leurs fœurs assis par eschevins » en principe, sinon le Magistrat abaissera les tarifs de vente * ; si enfin les tuiles sont mauvaises, les esgardeurs pourront « diminuer ou ' modérer » les prix « à le quantité de ce qu'ils verront le denrée estre vaillable ' ». Bien entendu, il faut vendre » al fœur que \\ eschevins ont assis », ne pas écouler « plus haut, plus kier. à plus hault pris ' ». " Enkierir » est donc expressément interdit : on ne doit pas " mètre sen vin en autrui main por vendre plus kier » ni ]K)ur les bois agir de même " par fraude, en vue d'enquierir le fuulle au dommage de le ville * " : comme toujours, un
1. Vins : r.J. 238 B». '«, '< >* : bois, 259*-2(lO«. 2li2^ >' ; charbon, 2fi.î« ; boissons arlitioii'lli\s. 2t)S'-2ti!l^ ; nmt<'Tiau.\ fie constnicticin, 1278'. I425*.*,'-'