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266 LA ^^E urbaine de douai
égard, établir aucune règle précise. En général, les époques des paiements concordent avec les principales solennités religieuses ou avec les fêtes de saints comme la Saint-Jean on la Saint- Remi. toutes dates de règlements de comptes fort habituelles, ainsi que nous l'avons déjà constaté pour les remboursements d'emprunts ^. D'une façon plus .spéciale, le paiement est réglé selon deux systèmes essentiels. D'une part, il se fait « à le pure volenté » du vendeur, mais les cas de ce genre sont relativement rares -. Régulièrement, au contraire, la date est déterminée et de nouveau d'après deux formes principales, chacune se réalisant selon deux principes divers dans le nombre et dans la durée des remboursements : ceux-ci peuvent être unique ou multiples pendant un délai inférieur ou supérieur à une année. En général, il y a corrélation entre chaque forme d'unité, puis de pluralité. Le premier sy.itème est le plus commun : le paiement se fait en une fois dans des limites extrêmes de 2 à 12 mois ; entre elles, existe une assez grande variété de délais secondaires, quoique, et assez naturellement, la moyenne soit de 5 à 7 mois *. Si l'échéance n'a pas lieu dans l'année, elle rest* très exceptionnellement unique et alors le délai de Ireize mois n'est guère dépassé*. En .second lieu, très rarement les paiements s'exécutent en plusieurs fois, d'après quelques principes déterminés. Toujours le remboursement de la dette .se fait, autant que possible, par sommes égales : si le nombre des échéances dépasse deux, en général selon l'usage en matière de prêts, à la suite de retard dans un paiement ou dans deux successifs, « jours seroit eskeus de toute l'autre dette qui à paier seroit * » : la durée du remboursement peut encore être inférieure à une année ou lui être supérieure ; enfin, deux systèmes, dont le premier comprend encore deux variétés, sont utilisés, sans
1. P.J. 581. lOT.I. IKlIi. li:».'». i:n<i. «te. oto. ; of. pltiH hnut 15l-l.'>2.
2. XIV- 8. : r.J. i:tlii!, i:i74. i:i77. i:tn2. 1385-1380. U.W. I4it2.
3. Expmplcw Binpilièreiiipnt nombreux : xm' 8. : P.J. 881. 778, 803. 820 ; XlV 8. : 1075. 133fi. 1341. 1401, i.'i27. «tr.
iî. r..I. S12: .\iv' g.. 105.3. 1102, 1330. 1.372-1.37.3. Uln, 140.<».
qu'un rapport absolument constant se manifeste entre la durée et le nombre des règlements. Mais en général, dans la limite d'une année, ou les échéances sont en nombre restreint de 2. 3 ou -t. ne commençant pas aussitôt la conclusion de la dette et se suivant par sommes assez importantes ^ ; ou elles ont lieu par mois ou par .semaines, avec début immédiat de remboursement, mais alors par petites quantités ^. Si enfin le paiement dure nettement plus de douze mois et au besoin plusieurs amiées. le premier des deux modes précédents paraît encore usité dans l'ensemble, soit selon la même forme essentielle ^, soit suivant des sj-stèmes un peu plus complexes *, mais toujours, bien entendu, par parties importantes et égales. L'escompte n'est jamais mentionné. La dette réglée en partie ^ ou en totalité, le créancier délivrait une quittance au débiteur ^.
En second lieu, viennent les actes un peu spéciaux et uniquement relatifs au commerce des vins ', ou plutôt à une certaine période de cette économie, ne comprenant guère que le dernier tiers du xiii^ siècle, exactement de 1264 à 1296 *, sauf une première exception de 1292 ». Au delà, en effet, non seulement le nombre général des pièces intéressant ces mêmes échanges diminue singulièrement, mais quant à leur for?ne, à la réserve, semble-t-il, d'un dernier acte de 1315 analogue aux précédents '". tous les suivants comme celui, déjà cité, de 1292, .sont de simples lettres d'obligation ordinaires ^i. Il faut se borner à constater ce double changement.
1. xiV s. : P.J. 07.5, 133fi. 1372. 1375, 1381. 1391. Uflô, 1407, 1498. 1509, 1514, 1519.