Voy. simplement ci-dessus n
entre les deux séries de contenants, car il semble bien que les premiers, n'ayant pas au fond de valeur légale, n'avaient pas toujours exactement la même grandeur. Mais en somme l'unité fondamentale d'échange était, comme dans tous les liquides, le « lot ^ ».
Tous les récipients étaient faits « en bois servant à cuvelerie » qui. dans un cas. semble venir des forêts du Hainaut ; ils se composaient de « deuwes » ou de planches assujetties par des « cercles », le tout « clauwé » par des « clous ^ ».
Arrivées à Douai ^. les marchandises venaient chez les acheteurs ou passaient par l'étape *. C'était peut-être avant le déchargement des voitures ou des bateaux que se montraient les « pri.seurs »-csgardcurs chargés de « voir » le vin ■■, mais sans doute apparaissaient-ils aussi bien ensuite lorsque les « deskierkeurs » avaient déjà agi. Ces derniers, à l'aide de u kariots, poullains et cordes ». descendaient les récipients aux dépôts *. Ceux-ci, dans l'ensemble, devaient exister, on s'en souvient, à l'étape officielle comme chez les particuliers '. De trois espèces spéciales, c'étaient, par ordre d'importance, croiraiton, les « boves», les « celiers » et les « manages ". Ces derniers, on le verra, se distinguaient sans difficulté des autres endroits, mais, entre les premiers et les seconds, la différence, si en principe elle n'e.st pas douteuse, .se précise plus malaisément.
2. » 20 8., 3 d. », payés en partie » pour rlaua à clauwer lee deuwee • (CC 746).
3. La succes-xion (les opérations qui vont être décrites apparaît a.'wez bien dans la pièce suivante : » Comme J. Hongnars, boiirgois de Dcuiaj', et G. de Lettus, manans..., de leurs deniers que mis avoient ensanle, heuiss«*nt . . . acaté en pays de Flandres, pluisseurs tonneaus de vin de S. Jehan (d'.\ngoly] et yceulx fait amener à Douay et mis en eelier et depuis certain temps après tourné à vendre à hrocjue ensanle, sans d'iceulx \'ins faire aucimt* parchon. Duquel vendage fai-sant furent lidil \'in criet par le crieur des bans de le ville... nu nom dudit Jehan... seulement, liquelz point n'avoit le muiage de le ville prins etc.. > ( 1362, 2(1 juin ; Arch. comm., CX; 168 ; sur cette pièce, voy. Brassart. Chntrau. II, «20).