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rieure. Dans « la maison ^ », « ens ou solier », à im étage, se trouvait sans doute une salle de consommation ^ utilisée également pour le jeu, car c'était surtout, on le sait, chez les tavemiers qu'on jouait ' ; puis, « devant la maison » alors, il y avait un « buffet ù on vendoit vin », évidemment une sorte de comptoir, i d'etal ". placé dans la rue *. Du matériel proprement dit, on connaît seulement l'usage des « pos ' ». Du côté juridique, la tenue des tavernes était réglementée par des dispositions de la première moitié du xiix^ siècle, puis de l'époque bourguignonne, et qui paraissent être assez bizarres. Tout d'abord, quand ces établissements étaient ouverts, leurs propriétaires ne pouvaient les « clore » sans l'autorisation des échevins et ils avaient à avertir les esgardeurs de leur intention de fermeture « dès le ve.sprée » pour le lendemain *. Postérieurement, le Conseil du duc de Bourgogne décida ' que lorsque les tavemiers auraient du vin à vendre, le Magistrat jouirait du droit de les « constraindre à mettre à broche et vendre à pris raisonnable ». Trois tavernes devaient toujours rester ouvertes : si l'un des propriétaires « clooit » sa boutique, à ju-ste titre par exemple quand le liquide lui manquait, on donnait ordre à un autre de le remplacer dans un délai maximum de vingt-quatre heures. C'est que, comme ces locaux constituaient le seul mode de vente courant d'un produit alimentaire qu'il était réellement impossible, non seulement de se procurer en dehors d'eux, mais d'amener en quelque sorte matériellement dans l'agglomération, et qui néanmoins paraissait bien être d'un usage général, des éta-
1. Dutliillœul, Douai-Lille, 67-68, 71 ( m. d'Ernoiis Le Goudallier ; voy. la n. suivante) et 101.
2. On peut le déduire en somme très aisément, n l'occasion de la guerre de Douai-Lille, des dépositions relatives à un certain Ernous Le Goudallier. qui semble être à la fois brasseur et tavernier (Duthiilœul. 67-72, et en particulier 69).