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blissements où loii pouvait acheter cette marchandise avaient presque une utilité pubUque. Aussi, le pouvoir urbain prenait-il toutes les précautions voulues pour que tous les membres de la communauté puissent, quand ils avaient besoin de produits, en acquérir sans difficulté ; le vendeur n"était même pas libre de ne pas mettre la marchandise en vente, puisqu'en effet lintérêt particuher avait toujours à céder le pas à l'intérêt général : ce nétait réellement pas pour lui qu'il s'était procuré la marchandise, mais pour le consommateur. De tels mo\-ens coercitifs démontrent merveilleusement jusqu'à quel degré la politique urbaine était « interventionniste » et portée à la réglementation la plus autoritaire.
Pratiquement, lorsque la vente commençait, à la salle comme au buffet, devait probablement se tenir l'individu qui « siet por les deniers rechevoir ^ » ; surtout devant la maison, lui seul avait le droit « dapieler por vendage de vin * » les clients, sans doute pour leur demander s'ils désiraient quelques produits, alors qu'étaient exclus de cette bitervention les u valles » et les « garçons ^ » dont le rôle exclusif de serveurs se comprend aisément. Dans le même ordre d'idées, d'une façon générale, on interdisait aux taverniers de « faire fausse presse ne faire tenir pos por faire presse devant le celier ou le buffet ^ Il ; il ne fallait pas, supposerait-on, que les vendeurs amenassent de faux clients devant leur lieu de vent«, afin de produire une animation factice leur permettant de tromper le client véritable sur la marchandise : en d'autres termes, devaient seuls s'arrêter devant la taverne ceux qui voulaient spontanément et réellement acheter. C'étaient là, comme toujours, des prescriptions de défiance destinées à protéger le particulier contre le marchand et que l'état spécial probablement assez fréqui-nl des acquéreurs ou buveurs rendait d'autant plus utiles. La commande faite, le " serveur >■ s'en