‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 290 sur 993 · Voy. plus haut · texte numérisé non relu

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« en achètent à cinq lieues « près, dans la première zone de l'étape par conséquent, et les « amènent » à Douai * ; et encore viennent tous les « caretons « et « péterons * », dont l'habitat n'est pas indiqué, mais qui paraissant bien être les propriétaires de leurs marchandises et les conduisant ainsi dans un intérêt non pas privé mais commercial, peuvent venir de loin, ne fut-ce que parlii'llciiK'ut. et sont peut-être les importateurs des grains produits par la région d'entre l'Escaut et la Seine. Enfin, il existe tout un ensemble d'individus, qui « amènent » ou « vendent » du grain ^ sans que. si peu que ce soit, on se trouve renseigné sur le lieu de production ou le but de l'échange.

Néanmoins, dans l'ensemble, la meilleure preuve que l'origine géographique de toutes ces céréales était, soit les environs immédiats, mais surtout méridionaux de Douai, soit au delà la même direction ihi midi encore, mais nullement le nord proprement dit, c'est qu'il n'est jamais fait mention pour leur transport de la Scarpe et des nefs. On parlait toujours au contraire, d'abord dans les actes théoriques qui considèrent la question en général *. puis, on se le rappelle, dans les pièces de droit privé qui se rapportent au voisinage seul de la ville, de « péterons » ou de « caretons ^ » : il s'agis.sait donc uniquement d'une arrivée par la voie de terre. Les premiers conducteurs, op le sait, amenaient la marchandise sur leurs chevaux, et il leur était prescrit d'avoir un nombre .suffisant de « peniaux >'. de paniers, afin que si le cheval tombait « sur le dos «. \v grain, ramassé dans des récipients, ne subisse aucune détérioration ". Li-s can-tons venaient avec leurs « charettes » ou « cars' » et, dit-on une seule fois,

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