‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 291 sur 993 · oy. l'idi-Msim ii · texte numérisé non relu

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TROISIÈME TARTIE. — HISTOIRE ÉCONOinQUE 333

avec leurs « benes ^ ». Dans ces deux modes de transport, le grain, même dans des voitures, n'était certainement amené qu'en « sacs "^ ».

Tous ces grains, sans avoir égard à leur lieu de production et à leur forme spéciale de venue, devaient arriver en quantités considérables, et rien ne montre mieux le rôle fondamental que jouaient sans doute les céréales dans la vie économique douaisienne que les « priseries » annuelles données par les inspecteurs sous la liante surveillance du Magistrat et in.scrites sur un registre officiel ^. Néanmoins, une chose est d'admettre l'importance des entrées de grains, une autre d'en préciser le but. Les blés et avoines venus de Téchevinage et de la première région de production n'étaient peut-être pas toujours introduits dans un Ijut de commerce extérieur et l'on ignore, nous l'avons déjà fait remarquer*, si particulièrement les échanges mentionnés par les actes de droit privé n'avaient pas une fin purement domestique : en tout cas, ce principe n'offrait certainement pas de valeur absolue. Quant à la seconde région, il devient évident qu'en raison de son éloignement. elle n'avait à envoyer du blé que pour le faire transiter. Dans l'ensemble, il reste probable que les grains amenés pour la consommation locale ne formaient que l'élément secondaire et que la majeure partie, de beaucoup, se trouvait destinée au commerce d'exportation. Celui-ci seul, bien entendu, a à nous occuper.

Peu aisée, au reste, est la reconstitution exacte de la .série des opérations se succédant à partir de l'entrée des céréales dans les murs urbains. Toutes payaient peut-être à ce moment la taxe du tonlieu du marché '. Ensuite, autant qu'on peut

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