Voy. ci-des-sus 330. n
!i. P.J. 1473**'; mention d'ailleurs a!«ez singulière, puisque on le sait, une taxe ne paraissait être mentionnf^e t|ue par le vieux tonlieu du marché : a'agissait-il d'un droit de nettoyage, alors assez régulièrement indiqué î cf. plus haut 235.
le conjecturer, deux cas se présentaient, selon que le grain n'était pas encore acheté ou, au contraire, l'était déjà. En premier lieu, deux systèmes semblaient encore être réalisables. D'une part, on pouvait vendre le blé immédiatement : cette règle était en usage quand la marchandise avait été amenée par les péterons et les caretons. Si le blé arrivait au moment du fonctionnement du marché, on le conduisait aussitôt à cette réunion commerciale ^. La denrée était alors écoulée sur-le-champ et ensuite utilisée sur place, ou mise en dépôt temporaire, puis exportée -. Si au contraire la réunion commerciale navait pas lieu ou était terminée, ou si encore le blé n'avait pas été entièrement vendu, la denrée était amenée ou ramenée pour la nuit dans un dépôt quelconque : on vojait donc, après le marché, les caretons reconduire encore leurs charrettes dans la cour de l'auberge, puis, le lendemain, retransporter le grain sur la place et sans doute ainsi de suite jusqu'à son complet écoulement *. Mais, d'autre part, rien nobUgeait à la vente immédiate du blé et un délai était probablement habituel quand il venait d'une certaine distance : alors, il était mis en dépôt et à un moment quelconque, le propriétaire le u prenait » pour venir le vendre au marché ; de même, on parle do « couretiers ne autres qui acatoit ble en maison ne en gresnier * » ; ensuite, après l'achat, il suivait la voie déjà indiquée de l'exportation. Dans ce cas comme dans le |)récédent. on doit, semble-t-il. al).>«)iument |)artir de ce ])rincipe que le blé devait passer par le marché pour y acquitter le droit de vent<»** : tout endroit en dehors
3. P.J. 248'.**. 1473»', 1523». — Cf. i>..iir Oaml. Big>v<..Kl. Uand ,1 la circulation den graitui rn Flnmtrr, 443.
6. C'est en Homiiu-, ernirait-on, um- applicatiuii clii principe foniliinionliil du Markiziitin'j, ou de rintcriiii'lnin du VorLauf ; cf. en géniTHl. 'Schniuilcr, liit Kpoehin. 700; |Kiur lu France, AraHkunianIz, 14. l."»; pour V AlUina\ine, i>\c.,\Mnir V Allt iitaijnr en gi'nértti, Xaudé, 7-8 ; |K)ur .S'/nijfcourj/, Uoncog, 9; pour ScJtUUêUtiU, .Mujcr, 54-50; pour Xurcniberg. Hofnutnn, Xiimbrry. 15-17. 28-29; pour BàU, Bnuler, 13 ; pour Zurich, Hcidiugor, 4.
ne pouvait être considéré que comme un lieu d'entrepôt et c'était évidemment pour ce motif que les associations entre forains et urbains se trouvaient rigoureusement interdites ^. Mais, en second lieu, le blé avait pu déjà être acheté par des marchands, en particulier dans la zone des cinq lieues, et en vertu du droit d'étape, il avait à transiter par Douai ; seulement il nétait nullement nécessaire que le marché lui servît d'endroit précis de passage : on le menait donc immédiatement à un grenier d'où on l'exportait directement ^. Du moment encore que la ville percevait ses droits, en ce cas « par la fourme et manière que si le grain estoit vendu et acheté en marchie ^ », peu importaient les conditions de détail de la perception.
Cette marche générale connue ou supposée telle, il ne reste I^lus qu'à examiner des points particuliers.
Les lieux de dépôt proprement dits de la marchandise s'appelaient, on le sait, « maisons * «, « soliers ^ » ou « gresniers * »>, sans qu'on puisse connaître la différence qui existait peut-être entre eux. Ceux de ces entrepôts, on ne l'ignore pas non plus, qui se trouvaient le long de la Scarpe, avaient des « buhots » ou des « bailles sur le rivière », des ouvertures percées dans les murs donnant sur le cours d'eau et qui permettaient de faire tomber les grains dans les « nefs » amarrées à cet endroit '.
Toute vente locale devait se faire au « marché », fréquemment mentionné sans autre qualification. C'était en effet la forme de vente par excellence par rapport aux autres réunions commerciales similaires. Aussi, en raison de sa prééminence, se tenait-elle sur la place qui, tout à la fois, était la plus étendue de la ville et constituait même le centre de l'aggloméra-