P.J. 2(i82. 14SH
7.1-'n premier document privé parle d'une façon assez peu nette de ■ le septinie partie d'un franquet de goudalle «, sans indiquer aucunement la valeur de cette forme de contenant (P.J. 1220) ; mais un dénombrement des droits du prévôt mentionne, .au profit de ce seigneur, une taxe de « ung franquet de quattre lotz vinerés pour cliacun bra-s-sin i (P.J. 1282, I*") : dans ces conditions, il est probable i|u'il s'agiiisait là d'une sorte de tonneau. (Cf. Krassart, ('Injliaii, II, li3l ss.).
pris OÙ on le brassera ^ ». observation qui indiquerait que le lieu (le fabrication servait aussi pour rechange ; mais on parle également de « tavernes de goudalle ». peut-être séparées des brasseries et uniquement endroits de consommation *. En offet, on devait « y trayer bien et lo\alment plaine la mesure et par telle manière que l'escume voist tout hors de le mesure» ; cette pre.soription indique nécessairement un tirage au tonneau et par suite permet de conjecturer une vente » à broke * ». Dans la réalité, par comparaison, on le voit, avec le négoce du vin, tout d'abord dans la rue « devant le maison », pouvait se trouver un <■ bufïet » de débit de pas.'iage. puis, à un « .solier ». à un étage, existait sans doute une salle île consommation plus prolongée, s'opposant peut-être directement à la h basse cambre » <le la fabrique *. De toutes façons, ces parties, extérieures ou intérieures, affectées au commerce ne devaient guère être utilisables que pour la vente au détail encore avec paiement au comptant *. Par contre, on ne mentionnait jamais précisément de vente « en gros », quoique rien ne s'opposât à son existence *. l^- prix de la bière se trouvait tarifé à tant le lot. la goudalle. en j)articulier. étant le double de la cervoise '. La vente tles autres bois.sons nous reste absolument inconnue.
Les vendeurs eux-mêmes étaient mentionnés uniquement
1. r.J. 2t>8' ; rcinar<niiT iiui' If iliiilôiiic cit»' ili- 107t) juirlr d'uni» « caiiiba cuin tabcmia « (voy. ci-clpstm», 3!I4. n. 4) et joindre :i la rigueur, p. miivante, la n. I relative aux fabricaiitâ-d<»bitJint«i.
3. Ibid. ; cf. d'ailleunt cette expreiwion ■ iiac<|uier les brocqucs hor» de» tonniaulx > (§ 2) : pour le claret et le cerisel. voy. Financr», l'.J. 89».
4. Voy. dans la (iuerre entre Douai et Lille l'ennemble di« dé|><mition8 coni-ernant ■ KrnoiiN l.i Cioudiillier» «jui, d'aprèx ce nom, devait étn- un braxHeur, bien ipie litli^raleinent il ne soit mentionné i|Ue comme vendant du vin : il y joiKUait mui» doute de la liièr<< (I>utliillii-ul, H7-73). .Vjouter la mention d'une ' tnaiHon... l'i on \ent le ft^udale ■ (l'.J. 14.5); de iix'nie, (M'odaMl la (iuerre de Douai et Lille eneor»', • H«no« Illl Hobi vint en le rue S. Jakeme lii il on vendoit fiiniilslle • (D<itliilla>ul, IU2).
ri. Voy. Dutliillieul. Tt».
tl. Hemari|Uer qu'en Hfinmic im i*«'r\'(iiHier vend « pluiAMirs tiinniaiw dm cer\oi»e • (l'.J. M8«).
7. 1'.J. 20U'* ; cf. plua haut 257. - U> voiHruirr ii LUU {Dubim, LXXXIV).
comme « goudaliers, cervoisiers, brasseurs, cambiers. taverniers de goudalle », les uns et les autres, semble-t-il, faisant « tasque de brasser ne de vendre » tout à la fois ^ : d'après cela, au moins dans certains cas, selon que nous venons de le remarquer, ils devaient être en même temps fabricants et débitants ^. Ils paraissaient de plus vendre simultanément du vin et de la bière *. Mais on doit se contenter de ces indications trop générales.
Ainsi, dans cette économie des boissons artificielles, la valeur de la plus répandue, la bière, ne peut se préciser exactement. Cependant, à priori, son ancienneté et sa dépendance publique primitives, puis sa fabrication postérieure dans un intérêt d'ensemble permettent de lui supposer une certaine importance.
B) Les céréales.
a) La meunerie *-".
a) Préliminaires.
Les sources de l'histoire des moulins sont assez nombreuses. Dans Tensemble, elles comprennent des pièces qui appartierment à peu près exclusivement au xni^ et au xiv® siècles et qui sont d'ordre théorique ou pratique. Les premières, en nombre très restreint, d'origine plus ou moins urbaine, sont, ou vers 1250, des bans échevinaux sans intérêt trè.s déter-
1. Théorie : P..J. W^, 24!»28, 2(i()8, 21)2''». ^. 2V>S^-^. «•'<• ; pratituie, 705, 904. 132(i, 148«, 1400 ; Diithillœiil. 7. r,i<. I Iti.
2. Dans In pialifuie, deux ■ cervoisiers » sont « marchan.s de grain " (P.J. 1490), un " >;oudalier8 » achète du « brais de bleit " (7H5). un « brasseres » du " miel •> (1326) ; un • cervoisier ■• vend des « tonniaus de cervoise » à un . boullcnghier (1486).