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En second lieu, avec ces « boires boulis » existaient le « claret » ^ et le « cheriset ^ », qui, mentionnés tout à fait par Lasard, étaient sans doute des sortes de vins liquoreux. Mais leur fabrication ne nous apparaît pas plus clairement que celle du « mies ». Ils constituaient probablement des boissons de luxe, car, en 1291, un ban échevinal somptuaire interdit leur usage dans les noces ^ et, pendant la seconde moitié du xrv^ siècle, ils étaient frappés d'une assise quadruple de la taxe atteignant les « boires boulis » et identique à ceUe du vin en général *.
Le commerce de la bière seule nous est un peu connu. Sa préparation, on l'a déjà indiqué, devait être faite en quantités telles que « li villes et communautés en puist estre... soufïissaument servis » et que tous les postulants en obtiennent « sans mal engien ^ ». Cette disposition présentait une fin antimonopolisatrice évidente, un but d'utilité générale non douteux. La boisson confectionnée était mise dans des « vaissiaux » et plus précisément dans des « tonniaulx * », dits aussi quelquefois .spécialement « franquets ' ». Si le mode de vente ne se trouve pas décrit exactement, selon toutes probabilités, la denrée, comme liquide, à l'exemple du vin, était échangée à domicile d'une façon exclusive. On semble même dire que cette vente s'exécutait « en le maison ou pour-