‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 360 sur 993 · P.J. 270, et joindre le moulin à vent · texte numérisé non relu

P.J. 270, et joindre le moulin à vent

2. Cf. Lamprceht. D. W. h., I', 585, dont la remarque d'ailleurs concerne plutôt la partit- du M. -A. antérieure au .xnr" s.

3. Voy. plus ba« ' -^ ■, et dès maintenant 1rs P.J. l.SOS. l.SIl. 1313. 1330.

4. mhliofjrnphif. Voy. surtout Encyriopcdie, sub. v" moulins ; joindre quel(|uef: renseignements dane Guesnon, La satire à Arras (pour les m. à

les moulins. Seules à peu près, en effet, les deux pièces déjà citées de 1270 et de l'.lQS ' contiennent quelquc^t indications à ce sujet, mais qui sont loin ilc permettre de reconstituer absolument lensemble île la partie proprement intlustrielle de la meunerie. Néanmoins, on peut constater dès rorigine ou à lU'!* époques successives que. le j)lus généralement d'aliord, les exploitations se distinguaient par la nature de la force motrice ; puis, tout en ne présentant pas de différences sur co point, elles pouvaient en offrir une dune façon plus spéciale déjà ]mr le but «l'utilisation du moteur lui-même, cest-à-dire par la tin industrielle de lentreprise, qui entraînait naturellement une distinction d'outillage ; enfin, elles se séparaient jjIus particulièrement encore par le mode de réception de cette force, qui paraissait diversifier la valeur du rendement des exploitations, restant analogues d'ailleurs sous tout autre rapport et par conséquent pour la nuichinerie : en d'autres termes, les séparations plus ou moins essentielles pouvaient être extérieures ou intérieures.

L'histoire même de la techni()ue ne send)lc présenter ()u'un ilouble fait intéressant et sous deux points de vue distincts. \ l'origine, la totalité des entreprises, pour la force motrice, était mue par l'oau et, comme but, ne devait servir que pour l'alimentation - ; nuvis, d'une part, dans la première moitié du XIII'' siècle, est construit ' un moulin à vent et, de l'autre, pendant le dernier tiers du xiV, on constate que doux exploitations ont reçu wiu- lin industrielle *.

VPiit), 1211-127. aniiiV Iltoii; Kii):iii<-/., l'ariJi. 157, ii. 1 ; GoiiKlor, 227-232; »<>»siinnB<|p, Lt l'oiloii. 1. 123- 1211 ; Kii-linc, Pau Rerht drr Mùhirn, kap. 1: Kt-ll«>r, Pir Enluicklung. 13- 14. 27-2S. 42, 47-.'>(l : iiifnH" Mayor. SrhlrUnImlt. 83-84.

1. I*..l. S47" ot l.'>20 ; !(• bornnp' •t'iiii moulin fait par l(« inaitr<>« ar|M>ntciiro iirliaiiiH et r«<pr»(liiit ilniui la I'.,). 1202 mt, on nmniiip, pliiR <Mirl(<ux i|iriiii<triii<tif ; juindrr iinourt' U-» l'..l. 301, 1307 (voy. fiile»Miniii) «t 1440.

2. 1^' lablcaii d'i-UM'iiibli- des iiKiiiliii», doniii' par lu liKt<- di'>ji\ rit<V di> 1250 cl <|(ii diiit iiidii|iiiT pour rlia>|ii>- ptitn>priw> la ipiaiititô de n-vmiux a payi-r nu proprii^tairo, nn raison dn IV-vahiat ton i-xcliuiivn do oit n<vi'iiui) ru m(«iun< (il- lili', m- doit d('-!<ign<'r xaiiH duulo ipiu di« mouliiui à forino avec un au braii (l'.J. 270).

4. Taillandcrio : 1313 (moulin roduvonu* farine, 1448), 1449; Uuuiurio, 1431.

En premier lieu, à l'égard de la force motrice, les 16 (c mœlins d'iauwe ^ » primitifs se trouvaient, bien entendu, sur la Scarpe ou sur ses dérivations. Les actes de mutation les définissaient juridiquement le « mœiin que on apiele..., et tout le t«nement de celui mœlin », ou « le moulin à j'aue, avoeuques le maison et tout le tenement en lequelle li dis molins siet ^ », ou encore, « li molins. maison, tenement et héritage d'iceUui molin que on apiele,... si qu'il se comprent, gist et estent, devant et deriere, desoubs et deseure, wj-t et herbegiet entre les quatre cors et le moillon * » ; d'une façon plus technique, c'était aus.si « le mollin et toute l'uisine... à molle » ou « l'huisine d'iceUi mohn * -^ ». Les premières définitions se rapprochaient donc de celle d'une propriété ordinaire * et toutes paraissaient distinguer assez exactement l'exploitation et l'habitation '.

Nous venons de voir qu'on « appelait » ces moulins : le moulin « con dist » de tel nom * : chacun en portait un, mais cette dénomination pouvait être de difi'ércntes natures. Elle avait fréquemment une origine topographique : « li meuhns dou Castiel, à Deviœl, des Wes, de le porte d'Arras, de le rue des Foulons'; » une seule fois, elle fut d'ordre chronologique, « li Xues meulins », ou technique avec le moulin « bracerel pour moudre brais » ; le nom venait également du propriétaire : « le moulin de le Piere » était celui « qui fu maistre Baude de le Piere '" » ; peut-être en était-il de même pour < le mouhn

Page 1