‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 364 sur 993 · tf . OoiikIit. 230. } B · texte numérisé non relu

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meules et de rouez ^ ». car telles étaient, en effet, les parties absolument essentielles de l'outillage. Certaines, comme Il Tabre. la semuse. le rouet » et quelques autres encore, non spécifiées, constituaient plus particulièrement, semble-t-il, les « gros menbres ^ ». Cette machinerie, dans l'ensemble, était extérieure ou intérieure et, selon ces conditions, commune ou non à toutes les exploitations utilisant l'eau.

Dune part, il y avait d'abord la « reuwe » du moulin ^. sans aucun doute la grande roue, mise directement en mouvement par l'eau et donnant elle-même le branle à tout le reste. On le voit aussi d'après les différentes parties qui (' l'estoffaient ». bien qu'on ne puisse toujours les déterminer exactement *. « L'arbre » devait bien être l'axe, les « bras », les raj-ons, les « courbes » correspondaient aux jantes ; on' nomme, il est vrai, les « gantilles », mais celles-ci constituaient peut-être les jantes plus petites réunissant les bras en question à une distance plus rapprochée de l'axe ; les « aubes » ne pouvaient former que les ailes, les aubes sur lesquelles s'exerçait l'action du liquide ; quant aux « quoyaulx » enfin, on ne saurait les définir. Toute cette série était « fierée de vireulles » dont le sens et l'utilité se comprennent aisément, de « grans aniauls » qui consolidaient peut-être le mo3'eu et enfin de « bendes » également métalliques joignant la roue à un (( rouwet » intérieur sans doute. Quant au mode d'action de la force motrice sur la grande roue, en raison de la situation des moulins dans un pays de plaine et des faibles différences de niveau qui en résultaient, il ne devait pas s'exercer audessus, mais au-dessous de la pièce en question ; et c'est ce que confirmait, .semblnit-il. l'exi.stence du canal, du bassin et de toutes les ventailles, car autrement on aurait eu, sans doute, de simples rigoles en bois. Dans ces condi-

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