I. Voy. plus liaut 394, et joindre P.J
436 l.A VIE URBAINE DE DOUAI
occuper pour quelque cause que ce fût, personne à peu près, ou du moins aucune individualité, ne s'éleva pour la remplacer. En effet, des deux uniques moulins vraiment récents, le premier .seul d'ailleurs édifié, le second demeuré à Tétat de projet, l'un, le moulin à vent de 1234. bien que sans doute techniquement moins tlispendieux qu'un édifice à eau, sil ne tut pas construit })ar l'autorité centrale, le fut encore par un ])ouvoir collectif devant par cela même disposer de ressources importantes > : et en plein xiv^ siècle, on voit ce même organisme, la collégiale Saint-.Vmé, « s'efforcier et avancier » de faire un second moulin au Brais ^ : en somme, ces deux seules exceptions postérieures ne font que confirmer la règle primitive. De là résulte un principe qui paraît alors incontestable, comme il ne scnd)le jjas moins essentiel ([uc le précédent, et ([ui est d'ailleurs connexe avec lui : c'est qu'à aucune époque, les particuliers n'élevèrent de moulins, même en pleine apogée conununale ; sans doute l'ensemble existant suffisait à l'économie urbaine, mais on conjectuniait volontiers (|u une lai.-^on financière amena, .sinon confirma cette abstention. Href. pour que les moulins fu.s.><ent construits, en raison évidemment des frais qu'ils entraînaient et auxquels l'autorité centrale était exclusivement en mesure de faire face, il leur fallait être publics ou ils n'auraient pas été.
Tel fut l'état originel, mais, on l'a vu. les premiers renseignements que l'on a sur la propriété publique des nu)ulins nous simt donnés, en somme. |)ar îles aliénations tle la ])uissancc souveraine. Cette situation de ilébut ne dura pas longtemps et, à l'époque hist<jrique, tous ces droits réels ne sont j)lus guère que des .souvenirs. Kn 11S7. dans le compte de la chàlellenie, l'autorité centrale a encore conservé d'abord deux droits généraux, l'un de » moutlniragium», taxe probable sur la fabrication, et l'autre de " portarium " de cette même nu)Uture, .sans doute redevance sur la circulât i(m ; puis, à titre plus s|)écial, six muids d'avoine sont dus au comte sur