‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 390 sur 993 · Voy. pluH Iittx · texte numérisé non relu

Voy. pluH Iittx

chaiTgements. D'autre part, comme nous l'avons déjà dit, outre le prévôt, deux familles seigneuriales de la contrée, certainement le châtelain de Rache ^, parent du vicomte de Douai, et peut-être le seigneur de Wavrin^, son vassal, purent avoir de lui, par raison de parenté ou de droit, deux moulins, dans des conditions d'ailleurs fort mal comiues ^.

A côté de cette propriété provenant à la fois de conquêtes et de successions, mais d'appartenance toujours laïque, il en existait une autre qui résultait de dons et était de nature religieuse : c'était celle de la collégiale Saint-Amé. On sait que, dès le x^ siècle, les chanoines reçurent un moulin du pouvoir public et qu'à la fin du xi'', ils en obtinrent un second du châtelain ; en 1104, Us en avaient deux autres encore de provenance inconnue *. A l'époque communale, ces quatre mêmes exploitations paraissent bien contmuer à leur appartenir complètement ^. La collégiale Saint-Pierre n'avait, au contraire, aucun mouUn*.

En troisième heu, on doit l'ajouter, une usine de ce genre pouvait être pour son propriétaire le fruit d'une création. C'était le cas, on le sait, du moulin à vent de l'Abbaye des Prés : le couvent l'eut toujours et dans sa totahté '.

De tous les précédents, cet établissement resta le seul qui ne passa point plus ou moins directement du pouvoir public à des détenteurs nouveaux ; mais, cette réserve faite, U ne

1. Il possédait l'un des deux moulins du Pont à l'Erbe (P.J. 1139) ; or, en août 1290, il figure parmi les hommes de fief du château de Douai (Hautcœur, Cartul... de Flines. t. I, n» 291, ; cité Brassart, Château, I, 142, n. ,'!).

2. L'origine et la nature de se.s droits sur Tune des exijloitations du cas- Inim, le m. d'Arondel ou de le Piere, sont très obscures : il est cependant probable que le point de départ fut encore une question de vassalité vis-àvis du châtelain (tJrassart, ('liaU.au, 11, 704-765) et d'un autre coté, le seigneiu- en question eut avec la ville, en 13.33 et en 1380, des procès dans lesquels il parait bien revendiquer la justice du moulin précité. (Voy. cideanu 425, n. 4 et ci -après 440, n. 1).

3. Cf. sur la féodal i.sat ion des moulins, les travaux cités ci-dessus, 426, n. I.

Page 1