‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 391 sur 993 · Vov. tableau VU · texte numérisé non relu

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différa pas des autres. Une propriété du second degré était ainsi constituée juridiquement ; à titre économique, au début du moins, elle était entière pour chaque participant et du côté social, elle avait une nature, pourrait-on dire, aristocratique. Mais cette organisation n'eut parfois qu'un rôle intermédiaire. Si, en fait, la propriété resta de nature seigneuriale et d'attribution indivise, comme dans le cas du moulin à vent, ce ne fut pas. semble-t-il. absolu. Nous avons déjà fait remarquer que les deux principaux propriétaires de moulins, le prévôt et Saint- Amé. ne gardèrent pas toujours la totalité de chacun de leurs établissements : le reste de ces exploitations, comme sans doute d'autres entreprises, passèrent à des membres de la communauté nouvelle et le firent en se subdivisant. Les causes de cette seconde mutation sont documcntairement inconnues : on ne sait même pas si elle s'exécuta par don ou par achat, mais il est préférable d'admettre le second système. Les détenants primitifs eurent sans doute des besoins pécuniaires et ils vendirent, non pas probablement en une fois, mais peu à peu, en se réservant même finalement au besoin une partie do leurs moulins : ainsi se créèrent les •( parts ' ». Les nouveaux arrivants différaient de leurs prédéces.seurs à tous égards : ils étaient des propriétaires du troisième degré, ils ne détenaient que partieili-ment chaque propriété, ils appartenaient à une classe juridique et sociale inconnue jusque-là.

La conséquence essentielle de ce nouvel état de choses fut que l'accession de la bourgeoisie à la propriété des moulins entraîna leur division. Il est intéressant de constater qw non seulement, nous l'avons dit. les entreprises furent de fondation publi(|ue ou ne furent pas. mais que lorsqu'elles cessèrent d'appartenir complètenunt à des propriétaires. qui n'avaient plus sans doute de nature publique et étaient de caractères juridiquty* différents, mais qui. en tout cas, restaient tous de condition non privée et se trouvaient par

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