Voy. l)lua havit
3. Outre quelques règleineiits et pièces pratiques que nous citerons au fur <t à me-ure, on peut consulter d'abord dans chacun des premiers comptes urbains de 1324-2.') et de 13.5<l, lu partie très détaillée relative aux < ouvrages fais (pour| la ville, tant de machonnerie. de carpenterie et de couvrir do tuille (Arch. comm.. CC im ter, III, et CC 20>) ter. 111). De plus, une pi/-cft d'origine féodale, en 12B3, Tact* de vente par le châtelain de ses • menus
mais qui. dans l'ensemble, étaient plus ou moins naturels ou fabriqués.
Une caractéristique commune à eux tous, à Texceptiou peut-être de ceux en fer, était une similitude absolue entre les éléments île chaque espèce, et qui portait non seulement sur leur composition, mais sur leurs dimensions, sur le fond comme sur la forme '. Si ce principe, qui prouve jusqu'à quel point descendait la rigueur ou la minutie de la réglementation, était réellement appliqué, quelque imiformité monotone devait en résulter dans la construction.
En premier lieu, venaient les matériaux de » maçonnerie- * », naturels ou artificiels. Dune part, c'étaient tout tlabord les « pieres ^ ». En général, elles offraient les trois dimensions, du « lonc », du « let » et de « Te.spes », et spécialement on parle de « grandes » et de « longhes » pierres et en une circonstance, de « moillon », peut-être de moellons *. Leurs qualités les faisaient distinguer en « comnmnes ». et en « melleures » sans qu'on puisse, au reste, préciser la ditïérence. Selon le but particulier à re!nj)lir. on mentionne les « pendants ». les ic quings » et les u vossoirs >■. utilisables sans doute pour les nmrs, les angles et les voûtes ; les « quings » même pouvaient être « equarris et taillés » et le " quariel » enfin était peut-être, sinon un culic. du moins un parallèlipipède. Aux iiierres s'ajoutaient des marbres ou <■ lames » destinés aux " eu« iers ^ » et aux tombes. D'autre jjart. comme matériaux tle même fin.
toiiliiih ' a lu \'ilU\ l'iiiiiiMTf tii) riTtHiii nniiihrt' d'olijotrt do r<*t*oiinini lUiniCHtH|iic* 1*11 U'rrt* tni m boin. iiiuih hï tpii'l(|Ut'H'iinh m- it'troiivoiit dniiH leH toxt^H urImiiiH, irAiitr(*M MMiiblriit y fairt* tit'faiit ot |N»iit-t''ln* ii'tti* i'*iiiiin/*rat imi a*t.4*ll(* pltitôt iiiir valeur tlMWirii|iK> c|iu' rf*4*ll(*, jiiri(lii|iio (jirtVoiKtiiiiqiii*. C'eMt in(''inr |H>iit.rtrt* vv f|iriiii|j<|ii(* ri'xprcHHidii > <|IH*I tjiri) aoit •, (|tii t«*r* iiiiiu* IfH (lilT('-t-i>iiti*H iiarti*-» i\v t*i'tt4' IJHto : on iip Kaiirait dont* vu faire tiHii^t «lUavcc pri-caulion (Uruniuirl, Clmliau. /'n/icivi, n" 114, p. SS).
2. r.J. 074. 1331 ; joindre un dfvix obuv?. intéreiwant daim 1003.
4. • l'our un honcliV' dt- moilon ■ ; • |H>ur .W rart<Vs de moillon ■ (CC 109 <rr); « pour 7 vuilurra do quariel de pierre et de nioiliun > (CC 200 ter).
•S. P.J. 1 133 ; • pour un euuior de niabre A le nioiaun N. • (OC lOU Irr).
mais d'origine différente, on doit mentionner les « briques », dont la fabrication nous reste inconnue ^.
De la maçonnerie proprement dite se distinguaient les matériaux employés à « couvrer » et à « plakier ^ » et qui étaient minéraux ou végétaux. Il y avait d'abord les « eskailles » ou ardoises ^, puis toutes les « terres cuitez * ». Les plus répandues semblaient être les « tuiles » ou « tuilliaux ' », qui comprenaient plusieurs espèces. Les tuiles proprement dites se composaient de " boinne tiere fine por tuile faire sans avgille * >'. Peut-être cette dernière matière, quoique employée en général à la confection des produits de ce genre, en l'espèce était-elle considérée comme étant trop grasse. En tout cas, on mettait dans cette terre spéciale un « quart de savelon », on « marchiait ", on pétrissait le tout avec les pieds, on devait ensuite donner à la matière la forme voulue ; un tiers enfin de l'objet était « plommé ». revêtu peut-être d'un vernis de plomb destiné à le con.?olider. A ces tuile ■ propres s'ajoutaient des variétés, les « feitissures » ou « fiestures », tuiles courbes utilisables pour le sommet ou le bas du toit, puis les « baniaux » ou « vaniaux » et les « sommiers », qu'on ne saurait décrire exactement '. Comme matériaux de même ordre, mais servant pour les revêtements intérieurs et surtout pour celui du sol, on employait les « quariaux de pavement » : sans doute étaient-ils fait.< en terre cuite et de forme carrée ; on sait seulement qu'on y distinguait les trois mêmes dimensions que dans les pierres ". Enfin, des matières premières telles que l'argile, étaient employées pour « plakier », mais dans des conditions que l'on ignore ; on avait aussi l'habitude a d'enduir li paroit » peut-être avec de la chaux '.
1. Sur la briqvieterie de la ville, voy. Finarwes, 201 et surtout 20fi.