r..I. SUS
apparaît d'une façon plus précise : en effet, on « aportait quir en le haie por le vendre » et les tanneurs y avaient des étaux 1. Quant au « cuir tané » importé, on sait seulement qu'il devait '< passer l'csward ». mais ensuite son mode d'écoulement est inconnu '^ : il ne paraissait être possible qu'aux halles ou directement peut-être aux industriels urbains qui employaient ce produit à la confection d'objets fabriqués. Si ces derniers, dans la cordomierie, avaient d'abord une provenance urbaine, les intéressés se trouvaient obligés de les vendre peut-être selon les jours, soit simultanément à domicile ^ et aux halles *. soit d'une façon exclusive au marché au blé^. Bien mieux, nous le verrons^, des prescriptions spéciales et changeant avec les époques, séparaient la vente des mêmes genres de marchandises suivant la nature des peaux a3'ant servi à les confectionner. A l'égard des objets importés, une défense générale parais.sait interdire l'importation de la « chavetterie », de la vieille cordonnerie ', dont l'entrée aurait sans doute concurrencé trop fortement la fabrication urbaine en neuf. Pour les cordonniers locaux ayant acheté des produits du dehors, on mentionne seulement la revente « en lor maisons », peut-être par simple oubli des autres heux de négoce * ; les étrangers, de leur côté, semblaient vendre au marché au blé et aux halles *. Enfin, pour la ganterie et la bourrellerie, dont l'origine douaisienne seule est signalée, l'échange dans l'entrepôt fermé est uniquement indiqué '". Mais dans ces deux derniers cas, on peut supposer encore un apjjort ou une vente à domicile. Sur tout cet état
1. P.J. 27!l*. 2S23, ". 1 1 18 ; vny. dans los comptes urbains de 1324-25 une double liste des étaii.x des tanneurs (Arcli. comin., CC 199 1er, V-Vl).