‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 504 sur 993 · P.J. 33ti · texte numérisé non relu

P.J. 33ti

LA VIK URUAI.Ni; DE UOL'AI, II 'iî

578 LA \nE URBAINE DE DOUAI

on retrouvera des stipulations similaires ^. Peut-être d'autres branches économiques de même ordre étaient-elles aussi susceptibles de dispositions semblables aux précédentes, mais, pour le commerce, il va sars dire qu'à l'exception de prescriptions spéciales relatives à l'accaparement, il ne pouvait que rester en dehors de toute codification concernant le chiffre quotidien des objets à écovder.

De ces remarques semblent pouvoir se dégager deux conclusions. L'existence d'une réglementation ne paraît être ni possible ni admissible pour tous les cas indifféremment : en général, on la rencontre surtout au sujet de l'industrie ; dans le commerce, au contraire, se fait sentir plutôt un certain laisser-aller. Quand la codification se manifeste, elle concerne soit, d'une part, s'il s'agit avant tout d'industrie, la limitation journalière des heures de travail ou du chiffre de fabrication, soit, de l'autre, qu'il soit question de négoce ou de manipulation, leur arrêt total ou partiel à certains jours, ^lais, à ce sujet, on remarquera le libéralisme des dérogations. En somme, les deux questions précédentes se résolvent selon les mêmes formes réduites et les mêmes tendances restrictives.

B) L'état personnel.

H) L'état inilioidurl.

On duil il'iiljord étudier l'organisation ilc l'atelier et la hiérarchie extérieure des travailleurs. Dans l'ensemble, il faut distinguer l'élément ])atroiial et ouvrier.

Tout «l'abord. » l'apreiiti » n'est mentionné dans les pièces théoriques qu'une seule fois, au sujet des feutriers - ; mais, en fait, les actes prati()ues parlent assez fréquemment de mineurs, qui 'i aprennent leur im-stier », et, en 1319, on

Page 1