‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 505 sur 993 · Voy. |ilii.s liJiii § :J · texte numérisé non relu

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indique une durée de trois ans pour « aprendre le mestier de tanerie ^ ».

Mais rien n'indique que cet apprentissage ait eu une valeur de droit et non pas seulement de fait, ait constitué un stage nécessaire, une partie légale de l'existence économique. Rien ne montre donc qu'on n'ait pu devenir d'emblée, suivant une expression usitée dans quelques cas, « maître », patron ^. En effet, aucune condition juridique ou économique ne paraît être stipulée au sujet de l'entrée dans la maîtrise et, en somme, de l'exercice du métier, mais en dehors des débiteurs volontaires ^, tout bourgeois ou même manant pouvait être artisan*. Du côté technique, on ne rencontre pas de mention d'une sorte d'inspection, d'examen, de constatation préalable des connaissances diverses nécessaires. Tout au plus, voit-on de temps à autre que les intéressés, mais en pleines fonctions, doivent « fiancier « qu'ils accompliront telle besogne déterminée comme toujours, « bien et loialment ^ ». En somme, quoique l'exécution du travail fut confinée dans une stricte réglementation, l'entrée semblait en être tout à fait libre.

Le patron dominait naturellement le personnel proprement dit. Dans son ensemble, celui-ci formait peut-être ce qu'on appelle, eu une circonstance mi peu spéciale, il est vrai, la « raaisnie * ». Plus spécialement, on énumère les « ouvriers », les « valets » et les « garçons ». Les premiers sont mentiormés

1. P.J. 585, 1021, 1328. En 1319, lo 1 1 nov.. « un debas fust entre M. d'.'Vubcncœl, d'une ])art, et J. de Wasiers, taneur, d'autre part, pour l'okison d'un niarkiet fais entre eaus deus que le dit J. devoit aprendre le dit M. sen mestier de tanerie et livrer sen despens par l'espa-se de 3 ans ; " un accord arbitral est rendu entre eu.x (Ardi. mmm.. VF iul).

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