‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 543 sur 993 · LIVRE II LA DRAPERIE · texte numérisé non relu

LIVRE II LA DRAPERIE

Le commerce et l'industrie des textiles, ou sous une forme à la fois plus restreinte et plus vraie, de la draperie, étaient, on le sait, dans les cités flamandes du Moyen- Age, la représentation par excellence de la vie économique : il n'en fut pas autrement à Douai. Mais le développement relativement

1. Des documents d'où cette étude est tirée, la partie proprement industrielle est réunie dans le t. II du Recueil des Documents relatifs à l'histoire de rindustrie drapière en Flandre, p. par M. Pirenne et nous (cit. : Recueil) ; l'élément spécialement commercial, composé d'environ 90 textes, a été inséré dans nos P.J.

Pour le plan, nous nous somme.s inspiré, on le reconnaîtra facilement du remarquable travail de A. Doren, Die Florenlinrr Wollentuchindustrie (un long résumé en a été donné par nous dans « le Moyen-Age » en 1902), non seulement en raison de la valeur de l'ouvrage, mais aussi de l'analogie frappante qui existe entre l'organisation des économies drapières douaisiennc et florentine, bien que l'apogée de la iJreniière soit antérieiu-e de près de deux siècles à celle do la seconde et date du xiii'' au lieu du xv s..

A l'égard de la bibliographie enfin, tout d'abord comme travail semibibliograpliique, semi-critique, intéressant l'ensemble des anciens Pays-Bas, on consultera utilement Hapke. Die neuere Lileratur zur Gcschichte dcr niedcrl. Wollinrluetrie ; à compléter |)ar un précieu.x C. K. de H. de •Sagher {Ann. de la •'•'oc. d'Emulation... de la Flandre, 1912). Comme recliercliCB de fond, pour Douai même, nous nous permettons de renvoyer au besoin à notre élude sur Jehan Jioinrhrokc ; jjour la Flandre en général, les t. I-II de VHiat. dr Belgique, de AI. Pirenne, contiennent naturellement de nombreuses et précieuses observations d'ensemble ; en particulier pour Bruges, la dis-sertation de M"<^ Herbig. Die Betriebsart dcr Tuchinduslrir, Brûgyes im M. A., à vrai dire, parait avoir eu pour principal mérite de donner lieu à un C. R. de H. de Sagher encore, intére.s,sant et développé (('ne étude récente sur l'industrie drapière à Bruges pendant le M. -A) ; dans le Brabant, |)oiir Bruxelles, Des Mare/., l'organisation du tratyiil à B. au X V' s., nous a fourni maints éclaircisscmuuts et rapprochemeutu

particulier pour la contrée et pour l'époque, que paraît avoir pris cette branche de négoce et de fabrication dans la cité qui nous occupe, n'y est pas le seul côté remarquable de la vie drapière : les caractères spéciaux qu'elle montre, par rapport aux autres modes de travail, en partie à cause de cette ampleur même, ne méritent pas moins d'être signalés. Déjà l'identité fréquente et bien connue des drapiers et des échevins n'était pas sans influencer les rapports administratifs de la draperie avec le Magistrat ', mais de plus, si on considère cette économie en soi. il n'y a guère d'élément important, comme nous l'avons déjà indiqué *, où elle ne présente une nature caractéristique. Qu'il s'agisse des formes de l'entreprise, de la technique de la fabrication, de l'organisation et de la division du travail, des parties du commerce et enfin du régime social, on y constate des modes d'existence vraiment originaux et complexes. Cette valeur comme cette singularité de l'industrie t«xtile. et du point de vue personnel, la puissance individuelle ou la force collective des participants, donnent à la draperie un rôle tel ■que, on a déjà pu le remarquer, faire son histoire à Douai comme dans les autres centres de la région, c'est souvent cxpo.ser celle de la ville tout entière, c'est toujours du moins pénétrer dans l'es.sencc même de la vie urbaine et en montrer le côté fondamental.

Il est, en principe, plus exact de parler d'industrie textile que de draperie. Sans doute la première, avant tout, comprenait la fabricatiotï et le commerce des « draps n propre-

iiitércîwanlw; inaiH, un (Icliiirn. on ne [«"Ut citer qiip pimr Florrnre, et t-n rai.sun diw deux niotifH déjà indiquén ci-de«»ii«, roiivropo de Doren. En l'Hct, an sujet de V AUnnaijnr, Schuinller. dir SlranHhurijrr Turhrrunil Wrhrrzunlt n'a, pnur nous tout au nioinH, qu'une valeur Hurtout - IliMiiirillUe ■, et Kroiiun, Frnnkliirl» Tijrtilt/rtrrrhr l'n M. -A. (laine et lin), eHt HBUH intc^rét pour notre travail, nialjçré «es coniparaisonH utiloH avec d'autrc-s ville» alleinandex. — Nouk regrelton» enfin vivement que notre MiéconnaixNKnee de la lantnie m'-erlandaiHe ne iiouh ait pfu* pormiH d'utilinor l'ciuvraKe de M. l'iMlliiiiiiim «ur Ix-yde, /Jr l/enchirdeni» van tir Iriiùichr LnkrninttuMrif .

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