‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 549 sur 993 · Vov. t. I · texte numérisé non relu

Vov. t. I

son importance en qualité et en quantité à un degré significatif : les textes se répètent ou disparaissent.

Si de la suite chronologique des actes nous passons à leur origine et à leur nature, bien que l'une et l'autre ne diffèrent pas sensiblement de la provenance et du caractère des pièces de mêmes formes intéressant les autres parties de Ihistoire municipale, il convient, en raison de l'importance du sujet, d'en dire spécialement quelques mots. Selon une division générale déjà signalée, ces textes se classent aisément en deux séries, les actes théoriques et pratiques. Les premiers sont les règlements, « bans », et aussi « atirements, estatus, ordonnances», etc...'. Ils n'émanent jamais du pouvoir public seul, sauf bien entenciu pendant les suppressions de la commune, où intervient forcément le >< gouviTiieur » de la ville *, mais le duc ou le t)ailli nv se montrent même comme collaborateurs du Magistrat que dans les quatre édits de 1389 à 140;} ^. Ce rôle suffit à attester le droit d'intervention de la Jouissance souveraine, et un tel privilège est d'autant plus certain que, on le sait, dans une circonstance essentielle et unique à tous égards, en 1276, la seule annulation des règlements échevinaux que l'on possède vient de l'autorité comtale *. La plupart des pièces ont donc une origine purement urbaine ; mais bien qu'elles ne viennent en général que du pouvoir échevinal *, avec une certaine complexité et variété que ne pré.sente pas, au moins à ce degré, le reste de la vie législative municipale *. certaines ne mentionnent pas les échevins

Page 1