‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 558 sur 993 · RecueU, n · texte numérisé non relu

RecueU, n

pas conservé, clisons-le aus.sitôt, de textes relatifs aux corporations drapières. à l'exception, en 1371'. dune requête de tisserands aux échevins avec la réponse de ces derniers, qui fait allu.sion à une sorte de groupement religieux, encore assez indéterminé, des travailleurs en question. Mais les documents de cet ordre .sont en quelque sorte remplacés par d'autres plus anciens qui. en montrant les luttes que pendant la .seconde moitié du xiii^ siècle et le début de l'époque suivante, comme dans toutes les cités flamandes, les petits patrons soutiennent contre les grands entrepreneurs, sont des preuves indirectes de la privation de droits sociaux des premiers. De là dabord. en 127() '-. la lettre de la comtesse Marguerite aux échevins, leur ordonnant, sur la plainte qu'elle avait reçue de " bœnes gens ». d'annuler les bans qu'ils avaient récemment publiés ; de là aussi, la double sentence du Magistrat prononcée en 1280 ^ à l'égard de tisserands, qui avaient pris part contre lui à une sorte de grève révolutionnaire, puis, en 1305 ^. contre un autre tisserand, Pierre de Cambrai, ancien échevin de la petite bourgeoisie, condamné, on le sait, pour avoir autorisé les malversations iTmi lie ses collègues ; de là enfin et surtout l'exécution testamentaire de Jehan Boinebroke. qui semble appartenir à la j)remière dizaine d'années du xiv*^^ siècle *.

l,e défunt, dont nous connaissons d'ailleurs as.^er. mal la vie. mais issu certainement d'une des premières familles patriciennes de la cité, avait été lui-même grand projiriétaire * et puissant entrepreneur de draj^rie et également

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