Voy. plus loin
668 I,A VIE URBAINE DK DOtTAI
nisation résultait directement de la forme internationale de réconomie : or. par suite d'une restriction constatée dès 1296 et qui ne iit ensuite que saccroître. les actes concernant le trafic extérieur manquent presque totalement. D'autres signes certains démontrent encore, on le verra, la diminution singulière du commerce extérieur i. Aussi, peut-on supposer et admettre qu'à tous égards, qu'il s'agisse du mode d'exploitation comme de la nature de l'économie, la draperie perdit de plus en plus ce qui avait fait sa marque distinctive et sa grandeur passée, le caractère d'une grande industrie d'exportation, pour tomber, comme elle n'avait jamais cessé de l'être dans la plupart des villes du Moyen-Age, au rang d'une simple industrie locale *, qui ellemême diminue graduellement d'importance, jusqu'au jour où elle fut réduite à un commerce exclusif d'importation et de vente aux mains de purs marchands.
L'histoire proprement dite de l'industrie textile douaisienne nous est trop mal connue, l'absence de documents nous réduit trop souvent à n'émettre sur sa situation que des conjectures, pour qu'on puisse tirer de son évolution des conclusions tant soit peu préci.ses. Nous ne savons pas exactement quelles causes la firent naître, se développer et bien probablement décroître. Nous ignorons (|iitl degré précis de prospérité i-lle atteignit et quelle était sa situation réelle d'amoindri.ssement, au moment où nous en laissons l'histoire. Nous ne pouvons non plus, dans sa décadence supposée, distinguer la part des circonstances extérieures et le rôle des intéressés et déterminer si les premières en furent seules responsables et si les derniers n'auraient pu remédier aux changenu'uls ou s'ils durent les subir. Cependant, si on observe que dans tout le territoire auquel Douai appartenait, il ne constitua point une exception pour la grandeur et la décadence, mais qu'il