Voy. i>. prùoédonto, u
achetaient toujours des étoffes i. Bien mieux, en plein xiV siècle, on fabrique à Florence des « panni al Duagio », des draps à la façon de Douai ^. Ainsi, l'exportation et l'influence ext-érieure devaient toujours exister relativement. Ce que Ton peut admettre, c'est que l'industrie ne marchait plus qii'en vertu de la vitesse acquise.
En effet, à la fin du xiv^ siècle, le ralentissement est d'autant plus probable que, dans l'ensemble, toute la draperie flamande, surtout dans les villes, baisse à son tour, et que la fabrication anglaise commence réellement h lui succéder ^. Aussi, à Douai se met-on à réglementer, parce que selon une habitude générale en pareil cas, on suppose et on espère que la réglementation ramènera la prospérité. De là, l'élaboration solennelle d'ordonnances longues et détaillées, dont l'une est d'ailleurs faite expressément, on s'en souvient, « pour adrcchier et relever l'amenrissement qui estoit par avant ^ -> ; de là, l'importance accordée à la technique spécialement, par le perfectionnement et l'introduction de nouvelles étoffes en vue d'élargir les débouchés '. Evidemment encore on ne doit pas exagérer la portée des plaintes de la ville. En principe, la draperie ne peut pas avoir disparu : on ne légiférerait pas sur ce qui ne serait plus absolument qu'un souvenir, tandis qu'on codifie même encore au xv^ siècle. En effet, l'industrie fonctionne toujours, puisque les actes privés, en grand nombre, on le sait, à ce moment, montrent, plus fréquemment même que pendant la période françai.se, des maîtres de divers métiers, qui vivent et qui travaillent ^. 11 n'est d'ailleurs pas possible de déduire exactement de ces pièces ou des règlements si le système des grandes ex])Ioitati()ns. en vigueur au xni^ siècle, s'est maintenu '. Mais on .sait que cette orga-