‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 576 sur 993 · Cf. plus loin § 37, 39B · texte numérisé non relu

Cf. plus loin § 37, 39B

680 LA ^^E urbaine de DorAi

pour la vente des étoffes. Après ces inspections affectées exclusivement au négoce extérieur, venaient deux esgarderies mixtes : Tune des deux commissions de la teinturerie, celle du « bresil », en raison de Tachât au dehors et de la manipulation locale, ens'jite. celle de la tonderie, par suite de la fabrication urbaine et de la vente à l'étranger >. Ces collèges intéressant donc tout à la fois lextérieur et la ville, avaient simultanément une nature géographique et économique, et ne servaient sans doute encore que pour la draperie d'une façon presque exclusive. Enfin, d'intérêt local et fonctionnant sur toute l'étendue de la cité, tels étaient les collèges purement industriels, et le second caractère surtout permet de mieux distinguer les trois branches essentielles de la fabrication selon le genre des textiles, les draps, les tiretaines et les toiles. On peut admettre justement que la grande commission appelée la «^'ingtaine". et dont le rôle est d'ailleurs assez mal connu -, puis, les esgarderies spéciales de la garance, des tisserands, dite alors des « VIII Homes », de la Perche ', et peut-être celles des foulons et des tendeurs *, devaient se consacrer exclusivement aux draps ^. En effet, deux autres

Page 1