Vny. ./flian lioinrbrokr, 47-N
2. Voy. It'H liBti-H (lo iioinH (lu tnlili-nii VllI; inaiw il fniit l'ii »omiii<> bp bortipr A ros i^niiini^rnticinii pnro»' i|iio li-n (>|>(^rntions do chnqiio tiinrchnnd Bont tn'-fl rnn-iiii'iit iiHli(|UiV>H.
3. A Saiiil-Omrr on emploie K<^(»V«lpmi'iit i-ph ternios do ilrapirr» on de marchand» daiiH lo «en» doiiaiHion ((iiry. SaiiilOinrr, 349-349|.
4 V..y. pliw loin J 37, 1", surtoul A, ot $ 42.
même supérieurs aux bourgeois. Si en effet, on le sait déjà, on rassemble tous les noms que nous donnent les actes principaux de draperie et les listes des échevins pendant la seconde moitié du xii^ siècle jusqu'au début des guerres de Flandre, puis, ceux que nous fournit le double tableau des bannis de la ville en 1298 ^, on reconnaîtra sans peine entre ces trois groupes d'individus une similitude incontestable. Ms.rchands drapiers, membres du Magistrat, expidsés étaient souvent les mêmes personnages. Aucun doute n'est possible : tous ces commerçants ou industriels appartenaient à la partie supérieure de la communauté, composaient le « patriciat », qui s'opposait au « commun » et fut banni par lui. Et c'était leur état privé qui. comme dans toute la région, les amenait aussi à occuper la situation officielle la plus élevée de la ville. Ils étaient donc bien tout à la fois chefs juridiques et dirigeants économiques de la cité : à tous égards, ils formaient son élite.
Examinant de plus près le détail des noms, on voit que beaucoup de ces individus ne paraissaient pas être isolés entre eux, mais portaient le même nom patronj'mique : ils se groupaient par familles, par « lignages * )>. En particulier, les Baudan, les Boinebroke, les Li Blons, les Painmodlié, les Pies d'Argent, les Pikete, les Pilate, reviennent et maintes fois. Plus spécialement enfin, parmi ces groupes, l'existence de « djTiasties » héréditaires était encore possible. En fait, nous en avons au moins un exemple : le père de Bomebroke, un autre « Jehan )>, fut dans les affaires au même titre que son fils *. Des cas analogues ne furent certainement pas rares *.
Le nombre total de ces marchands drapiers est assez difficile à préciser. Cependant, pour l'Angleterre d'abord, en 1248 ^
1. Voy. lo tableau VIII et joindre Brassart, Littcs ms». de l'échevinage ; cf. t. I, 216. n. 7, et 241.