‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 603 sur 993 · Hiruril. n · texte numérisé non relu

Hiruril. n

5. P..J. .5t>^ 32l2"-2». 37.5' ; Boinebroke a un . vallet » (Recueil, n" 228l«<;, >»). et jointb-e la mantion déjà citée de 36 . vallet des aiarkaos de D. » (DuthillœuJ. 49, 146).

paraissaient pas se refuser, temporairement on l'espère, quelque « foie feme ^ ».

En général, ces diver.'ses indications sont trop éparses ou trop réduites, plus particulièrement même au sujet des questions essentielles, pour qu'on puisse en tirer des conclusions bien précises. Elles semblent cependant suffire à montrer qu'un grand nombre de ])atricicns se trouvaient à la tête « d'œvres » de draperie, véritables entreprises mi-commerçantes, mi-industrielles, mais surtout marchandes. Elles pouvaient constituer au besoiii des sortes de sociétés de commerce sous le nom de « compaignies ». Toutes étaient attestées par leur organisation matérielle et l'existence d'un siège social sis à Douai. Ce dernier renfermait une véritable administration centrale, qui fonctionnait indépendamment de la partie purement économique de l'affaire. Elle devait concentrer toutes les opérations et donner le branle à l'ensemble de l'entreprise. Elle recevait directement l'impulsion d'un ou de plusieurs marchands drapiers, qui étaient vraiment, non pas les gérants d'une société anon3Tne, mais bien les chefs vivants et agissants de leur i)ropre " maison ».

Histori([uement. une telle organisation (H)rres})()nd avant tout à ra))i)gée de l'économie draj)iêre. Cependant, nous avons emprunté quelques indications à des règlements de la période suivante et si l'on s'en rapporte à ce seul genre de textes théoriques, on ne constate aucun changement bien particulier d'une époque à l'autre. Mais les documents pratiques, nous l'avons déjà signalé ■'. ne semblent plus, au xive siècle, nous donner de renseignements sur une aristocratie drajjante. 11 faut, en effet, sujjposer et admettre (pie ranioindris.semcnt très probable du commerce extérieur ne put (piaffaiblir rinqjDrtance d'iuic clH.s.se sociale et des organismes vivant presque exclusivement du trafic international '.

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