‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 604 sur 993 · HISTOIRE ÉCONOMIQUE · texte numérisé non relu

HISTOIRE ÉCONOMIQUE

1° Le commerce.

La matière jrremière.

A) La matière ouvrable.

La laine. Le lin. Le fil.

La matière ouvrable et proprement hiiite comprenait, selon les genres d'étoffes, la laine, le coton, le chanvre et le lin. Mais la première seule, en somme, nous est connue.

L'origine géographique de la laine, comme son mode de passage aux mains du drapier, étaient variables. Nous étudierons d'abord, surtout du point de vue réel et pendant le xiijp siècle, les divers endroits de provenance, mais en mentionnant en même temps pour chacun d'eux ce c{ue nous savons de la forme de production, car cette dernière est trop rarement désignée dune façon suffisamment claire pour faire l'objet d'une étude spéciale. En .second lieu, surtout sous le rapport personnel et au xiV siècle, puis au début du xv'", quelques renseignements concernant en effet de purs marchands de laine, mais au contraire sans indication géographique du lieu d'achat de la matière, jiourront être rassemblés à part.

L'origine des laines paraît avoir été triple : locale, nationale et étrangère. C'est sans doute à la matière ouvrable sur place qu'en principe du moins doit s'appliquer le terme usité à

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Douai, comme un peu partout en pareil cas, pour désigner cette forme de production : » le laine nostrée ». Cette expression ne .'*e rencontre d'ailleurs «|u"unefoisau xiu'' siècle : si elle revient ensuite, et ce n'est qu'à la fin de la jiériode suivante, c'est plutôt, semble-t-il. avec plus d'extension, pour désigner la laine nationale *. Quoi (|u"il en soit, l'existence de produits locaux paraît être assez probable. Quelipies ren.seignenients, un peu vagues, il est vrai, jiermottcnt de croire, dans les environs de Douai et iiarticulièrement dans la banlieue, à l'élevage de troupeaux de « bestes à laine ^ >'. Quant au mode de production de la matière première par les drapiers, il devait être double. Tout d'abord, ils ])ouvaient avoir eux-inènies ces moutons et s'occuper de leur élevage dans un but industriel. L "un des plaignants de Boinebroke, un batteur de laine au compte du patricien, lui avait acheté une dizaine de moutons': sa ])rofession et le nombre de bêtes dont il se rendit accpiéreur. autorisent à croire qu'il les ])rit en vue d'utiliser s|)écialcment leur toison, de la travailler et de la rendre au marciiand drapier sous sa forme nouvelle. Rien donc n'empêche de supposer (juc ces moutons purent constituer pour Icmployeur et remployé une richesse autant industrielle ((u'agricole. Mais si le drapier ne se chargeait pas lui-même de la production, il devait s'occuper personnellement de l'achat : le peu de distance entre les lieux d'acquisition et de transformation parait autoriser cette simjjle hyi)othèse. Nous ignorons d'ailleurs entièrement rimi)ortance de l'ensemble de cette laine locale : néanmoins, l'extrême pénurie de renseignements sur cette question et aussi la iirovenancc, en général trè* éloignée, de la matière brute, autorisent à croire (|ue cette première forme de produits, évidennnent en raison desa valeur médiocre,

I. Hreuril, n"" 21H1 et 380'". — Co tcrtno w renwmtrp «>npor<> à Arrtu (Oiii-HMoii. Inlmd. au Livrr roiii/r itr la Vintainr d'Arras. 18.1). A Saint-Omrr (Giry, Sainl-Omrr. .127) ot A Florrnrr (Don-n. 50).

3. Vny. pli» Imut, .108 pt n. 1 t joimlro la n. atiivanto et le» P.J. 327 (lo t<-Mtnini'iitHin' ■ ilinx- li-s driiiiT» (ii- le Itiim-... «c«t<^- il lui • <'l • <l<> ImtIjw... !■! lîo iiiKiiiiniB ) ft 93tl (• lUtupmMiiPnt sotir Ip Ininp iIp 80 IkwIxh A laine »)•

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