‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 611 sur 993 · ut · texte numérisé non relu

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de « vir et d'e8warder » les affaires de la société, surtout dan'* une fin judiciaire ^ : ils avaient donc plutàt un rôle de juge.i ou de tribunal. Les questions dont ils s'occupaient concernaient, d'une part, les associés, leurs compatriotes non affiliés ou les Anglais, de l'autre, les agents comtnerciaux de l'organisme. Si les membres enfraignaient une clause du règlement, ils étaient exclu.s pour une année des affaires concernant spécialement la marchandise au sujet de laquelle ils avaient commis leurs fautes ^. Leurs concitoyens, qui avaient refusé d'entrer dans l'association et qui, achetant un produit en Angleterre, pouvaient faire tort à un affilié, se voyaient interdire la vente de leurs achats dans chacune des cinq villes, jusqu'à réparation du dommage *. Enfin, si les Anglais, personnes d'abbaves ou marchands laïques, avr.ient avec les associés cjuelcpie difficulté provenant de leur propre faute, les V les obligeaient à la réparer : aussi longtemps ciué le coupable ne s'était jjas amendé, « l'aloiance » cessait toute affaire avec lui *. On ne donnait pas d'ailleurs, a priori, raison aux affiliés, car en l'absence de « loial tiesmoingnage » dans leurs plaintes, ils étaient déboutés de leurs accusations '.

Les V avaient également juridiction sur les « aparellieres de lamne >• et sans doute sur les courtiers. Les premiers *, évidemment sortes d'intermédiaires commerciaux, mais sans fonctions spécifiées, devaient peut-être, comme leur nom l'indique et à l'exemple de leurs homonymes dans les autres industries, s'occujier de pré))arer la laine pour la vente, de la faire voir, de l'exposer. Bref, ils auraient été chargés do la partie matérielle des affaires, tandis que les courtiers se seraient intéressés au côté financier '. Les uns et les autres étaient jjrnbalilcuH-nt d'origine flamande.

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