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la halle plus de deux jours par semaine. L'édit de 1403 est plus complexe '. Il paraît distinguer les vendeurs et les acheteurs et parmi les uns et les autres, les habitants, bourgeois ou manants, et les forains. A l'égard de la vente, tous ont la faculté d'écouler, deux jours également à l'entrepôt urbain, la matière première, mais on établit sur la provenance de cette dernière une distinction d'ordre réel, en disant que les résidents ont pu se procurer la laine au dehors ou à l'ijitérieur de la ville ^. Dans ce second cas, ils s'en sont évidemment rendus acquéreurs auj^rès de forains importateurs, bien que toute formation de société avec eux leur soit mterdite '. A tous la réexportation était défendue, si, pendant deux jours, ils n'avaient « tenu vendaige et estapple » : on sait que le second terme, sans valeur déterminée, n'est au fond que le synonyme du premier *. Cette obligation se trouvait supprimée pour les marchands étrangers, qui passaient simplement sans projet de négoce local *. En second lieu, les acheteurs indiqués étaient les marchands « non drappiers », les « marchans drappiers », industriels alors et les forains : on fixe simplement le moment de leurs achats et on leur interdit de les i-evendre le jour même où ils ont été effectués *.
On mentionne donc au xiv^ siècle, et surtout vers son achèvement, à côté des marchands drapiers généraux, qui se procuraient encore eux-mêmes la matière première ". une classe de purs marchands de laine résidant ou non dans la ville : parmi eux, les étrangers paraissaient j)aifois n'être que des intermédiaires entre les habitants vendeurs et les acheteurs. Les intentions essentielles du règlement assez
1. Recueil, a" :)80. Nous n'analysons que les parties origiiielU;.>, «les § (Voy. Recueil, p. 318, § 2).