Hrruril. n" 3S(l
C. Vny. avant timt |>i>ur ]o .Mil'' ^.. l'.J. 2SH, Iil3*, 8110. i-t coiiiiim ri-RleincntH, Hrruril. n" 224', 22it^**. ". 235'.', Hiirtoiit 337'. iiiiiHi (luo dans l'exitMitioii il.- Bi«iiicbri.ko, 328'", '«»'',*"', *'».
li. Mciitiimné irailloiint w-iilcnirnt (larw la l'.J. 288. On inili((iii< i-);al<'in)*n( iino foi», conimmn cliviniim urbaine du nioinH, le • (piarteron • {HrrurU, n" 235'.»).
7. F.J. 860 ; jiiiiiUn- li"» H2 wuii ri ytiiytv» avhotin «an» dont»' |jar non |iAre en cette même p«'Tic>do, tlO» Ib. («13') ; en I2!t4, Henier U- Hlond ••«1 autoriaé ù exporter 40 «icn (Hàlrii (lançon*, t. III, n" 3035) ; en 1312. troiii drapiar*, dont deu.\ fK-rwi, ne procurirenl ù la foire de Uuston des luiiie», au moinB
quelques autres cas similaires. De tels exemples ont évidemment une valeur type, montrant que ces marchands pouvaient être des négociants importateurs « en gi-os ».
Le transport du lieu d'achat à celui d'utilisation nous reste tout à fait inconnu. On ne peut donc déterminer quel rôle jouèrent à cet égard les deux ports d'étapes de Bruges et de Calais : il n'en est du moins jamais fait mention ^. On sait, au reste, que malgré ses relations avec Bruges, Douai n'appartint jamais à la Hanse de Londres. Elle paraît avoir eu des rapports beaucoup plus étroits avec Gand et Ypres. En 1240, lorsque les Douaisiens et les Yprois seuls formèrent une première association pour le commerce en Angleterre, bien qu'elle concernât spécialement l'exportation des étoffes, on voit charger « en nefs lainne ne dras ^ ». En 1258 encore, un autre règlement relatif au même commerce des tissus, mais exécuté uni({uement par Douai, parle, on le sait ^, des valets qui « mainnent et ramainnent avoir en Engletiere » : ne peut-on supposer, assez naturellement, que, dans le voyage de retour, ils revenaient avec des laines ? En 1261, on connaît le but de la Hanse des V villes que les Douaisiens constituèrent en particulier avec les Gantois et les Yprois, mais ses statuts ne donnent aucun renseignement sur le mode de transport *. Ces indications successives permettent cependant de conjecturer qu'au xiii*' siècle du moins, en raison de l'association de Douai avec Gand, de la situation des deux cités sur la même rivière, de l'économie caractéristique du mode de transport par eau, sans oublier l'union politique de ces villes, et malgré le silence complet sur Bruges, l'arrivée des laines se
pour HiU Ib. .sterling (Clone Holl ; Edouard II, t. I, 558) : cf. les 200 Ib. déboursées en 1279 par les Li Biens pour leurs achats de Long\illers (P.J. 683). Joindre peut être en 1242, une mention d'un arrêt de 97 sacs (Cloae. Rolh. Henri III, t. IV, 466).
1. Voy. li leur sujet Pirenne, Histoire, II, Mil -192, et les ouvTages cités en notes, auxquels on peut ajouter VEssai de Chavanon indiciué ci-desaus, 719. n. 5 et Lennel, Calai», 202-205.
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faisait au port du Swinn, puis, son transport par canal à Gand ' et de ce dernier centre à Douai ])ar la Scarpc. Mais au xiv"^ siècle, avec la séparation des Flandres wallonne et flamingante, en dépit de l'importance du marché brugeois -, l'importation ])ar le nord dut au moins se restreindre. Peutêtre s"exécuta-t-ello surtout par Calais, resté français et qui même, avant de devenir officiellement le siège d'une étape lors de la conquête anglaise, eut une véritable valeur comme ])ort d'entrée des laines '. On sait d'ailleurs que, dès la fin du ])remier tiers de cette i)ériode, les relations avec l'Angleterre paraissent avoir singulièrement diminué, malgré l'importance (|u"cn 14(i.'} encore les règlements semblent accorder à « la laine engles([ue * », et dans ces conditions, la question des trans])orts ])crdit forcément toute valeur. Cette restriction, au milieu de toutes les conjectures j)récédente8, reste même le seul ])oint certain.
Tels sont les (piehiues renseignements conservés sur l'origine des laines. Nous venons de su])po.ser <iue la (|uantité la plus considérable de la matière première, quand elle ne venait i)afi de la production du dra])ier lui-même, devait être achetée et transportée par lui. Oti ne jieut cejjendant prétendre que ce système ait été le seul usité et si, on le «ait, les indications ])récitées se rapportent surtout au xui'" siècle, à l'épocjue des grandes entre])rises internationales des marchands drapiers, dans la période suivante, en i:W.K puis au début du XIV*' siècle, dans la grande ordonnance de 1403, deux règlenunts mentionnent de ])urs " marchands de laine ».
A la i)reinièrc date, on se borne à parler des ■ forains ' ». Certains sont indicpiéa comme étant des Lombards : ))eut-étre apportaient-ils, nous l'avons dit, des laines de Champagne. On leur interdit simplement de vendre leurs marchandise* à