Recueil, n
726 LA ^^E urbaine de dottai
surtout la seconde, sont intéressantes ])ar leur caractère protectionniste de l'industrie urbaine du fil qui, selon un usage assez général, se faisait surtout dans les environs immédiats des cités drapantes elles-mêmes '.
B) Les matières tinctoriales.
L'origine des teintures, matières tinctoriales, mordants ou ingrédients tels que la cendre ou la résine, nous est infiniment plus mal connue que celle des laines.
Tout d'abord, ces denrées pouvaient avoir une origine locale. Tel était évidemment le cas pour la cendre et pour une ])artie au moins de la garance et du pastel. Nous ignorons connnent les drapiers se procuraient la première -. nuiis nous savons que le mode de j)roduction de la seconde matière était double. Les indu^tiicls si'u (Hrui)aiciit pcisonncllcnient ou abandonnaient ce soin à des particuliers. Ainsi, Boinebroke avait mie sorte de fermier, qui cultivait la plante en question dans un « courtils « de la banlieue *. Au contraire, en 1339. on voit un individu, évidemment une sorte de petit propriétaire indépendant, vendre de la garance « criute es gardins près des murs ^ ». Cette plante, dans .sa partie utili- .sable, .se composait, on le sait, de racines qu'on devait faire « desfouir », arracher par des « foueurs ». On les réduisait ensuite en poudre, mais san.s qu'on puis.se préciser la forme de la manipulation, et une fois » mollues », puis « seques ou sainaules », elles devaient être prêtes pour l'usage industriel * Cjuant au " waisde. wedielle"» ou " pastel », si au Xlll*" siècle,
1. Cf. pour liniijFM. (le- .Snplipr. 28H-28!) ; pour Florrnrr. Dure u. 248-2,'iS.
■2. Rrruril. n" 22lt'.
:». Rrcuril. u" 328»».