‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 620 sur 993 · Hrcuril. n · texte numérisé non relu

Hrcuril. n

.'>. Krriiiil, n" 34fl ; joiudrn Sn\ary. Dielionn., II. V" yamner.

n. Tprim- unit<^ Hculciiiciit, wniblc-t.il. dniiH un nrli- <lu 7 inni 1370. pur li'C|uf>l - N. d'OriKiiiwi, dpiuournnM A DouBy.... « nTonRiiut que. pnriny oliprtain priH.... ijuc il doit... A W. Li- Hcvi-rHir, bourguis di- li' dipt«- villf, lo nonunr di- 2.'> rasioroH do *o<iii>llo, loyallc i-l niurchande, dou crut do l'an LXXIX... • (Arrh. coiiim., FF «83).

nous n'avons à son sujet qu'une assez vague indication paraissant être relative à une importation par eau ^, dès un peu avant la période bourguignonne, plusieurs actes privés le montrent cultivé en pleine terre, d'abord, dans la région douaisienne du côté de l'Artois, puis, à une distance plus considérable, en Picardie, vers Amiens ^. Des Douaisiens, travailleurs de la teinture ou individus non spécifiés, achètent à des habitants de leur propre viUe ou des locahtés de ces territoires, mais toujours sans désignation sociale, soit « le despoulle d'une pièce de terre advestie de wede », par conséquent une récolte sur pied, soit du « wedde conret », récolté et préparé. La matière est « dou crut » de telle année. Sa quantité est évaluée en éléments de transports, cuves, vaisseaux ou barils, ou de mesures telles que la rasière ^.

Si les trois matières précédentes étaient d'origine locale ou nationale, d'autres venaient forcément de l'étranger, comme le brésil, la waude ou l'alun. Toute indication manque pour les deux premières. Au contraire, on parle toujours du « boin alun de Bougie ou de Castielle » ; deux marchands de Figeac paraissent en une circonstance en avoir apporté *. C'étaient certainement de purs commerçants, et les industriels douaisiens ne devaient se procurer que par l'intermédiaire de trafiquants de ce genre le mordant dont ils avaient besoin, sans jamais .se rendre eux-mêmes en Espagne

1. Jfention dp « l'arrost d'une navée de waide npar Boinebrokp sur l'une de ses triivailleusps fRrrueil. n" 328'*'»).

2. D'une part, l'.J. I.'i(i8, 1440 ; de l'autre, voy. un acte du 13 oct. 1387, par lequel Jehan.s Robequins, tainteriors deraourans à Douay..., a recongneu devoir..., à Jehan Du Pre, deinoiu-ant à Encre..., la somme de 20 florins d'or, que on dist frans dou quinget forge du roy nosseigneur, et dix s. de par. monnoie roiaux, pour cause de certain wedde » (Arch. comm.. FF 691).

3. Voy. les trois actes précédents ; joindre P. J. 1345, 1433 et 1537 et la pièce suivante : le 3 mars 1384, J. Robequins, tainteriers, « reconnait devoir à Jaquemart Patelorée..., 41 frans roiaulx et le moittiet d'un Ifraiie, pour cause de certaine marcandise de «-ede » (Arch. comm., FF 688 ; cf. P.J. 1433). Du point de vue i^ersonnel, on remarquera que trois de ces achats, deux locaux et un troisième extérieur, sont faits par le même individu, « Jehans Roljequin». tainteriers • (P.J. 1440, et les deux actes du 3 mars 1384 et du 13 oct. 1387. cités à la présente note et à la précédente).

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