Voy. plui) haut
TKOISIÈilE PARTIE. — HISTOIRE ÉCONOMIQUE 733
ristique. ces « maisons ou ouvroirs où cascun œuvre de sen mestier ^ », sont bien de véritables habitations-ateliers affecté? aux différentes séries professionnelles nécessaires à la fabrication des draps. Les individus qui y résident doivent être juridiquement des bourgeois. Du point de vue économique, ce sont eux qui se trouvent désignés à chaque instant par le terme générique de « maîtres ^ », dénomination justifiée, puisqu'ils commandent à tous les apprentis et aux valets, qui travaillent avec eux dans cette résidence ouvrière comme purs ouvriers : eux-mêmes sont donc de véritables petits patrons. Sous le rapport extérieur, par conséquent, un premier point est certain. Le travail industriel est accompli dans des locaux séparés du siège social de Tentreprise et séparés entre eux. par des individus qui l'exécutent d'une façon indépendante des besognes proprement administratives et commerciales accomplies à l'hôtel du drapier.
Mais puisque ce dernier détient les matières premières et ouvrées, forcément les ime? doivent aller de chez lui aux maisons des travailleurs et les autres revenir de celles-ci à son propre magasin. Dans ces conditions, les rapports visible.5 des deux parties ne peuvent s'effectuer que selon l'un de deux systèmes suivants. Ou bien chaque travailleur ou chaque série de travailleurs successifs contribuant à la fabrication est uniquement en rapports avec le propriétaire de la matière sans relations mutuelles ; ou bien, si l'on excepte le premier et le dernier individu ou groupe, qui prennent la matière brute et rapportent la matière définitivement ouvrée au drapier, les maîtres n'ont de rapports qu'entre eux et se passent la marchandise directement. Or, il n'\- a aucun doute que c'ait été le premier système qui ait fonctionné. Au début, un premier petit, patron ou un premier en.semble de maîtres « prennent » la matière de l'entrepôt du drapier, et quand